En 2025, la consommation d'électricité dans l'Union européenne (UE) présente une nette dominance des sources d'énergie bas carbone. Plus de 72 % de l'électricité provient de sources telles que le nucléaire, l'éolien, l'hydraulique et le solaire, plaçant ainsi l'UE en bonne position vers un avenir énergétique durable. Le nucléaire à lui seul contribue à 24 %, tandis que l'éolien et l'hydraulique fournissent respectivement environ 18 % et 15 % de l'électricité totale. Le solaire, bien que légèrement en dessous de ces pourcentages, occupe une part significative avec plus de 11 %. Du côté des énergies fossiles, près de 26 % de l'électricité est issue principalement du gaz et du charbon, ce qui représente encore une part conséquente qui pourrait bénéficier de nouvelles réductions pour atténuer l'impact environnemental de l'UE.
L'électricité augmente-t-elle en UE ?
Concernant la croissance de l'électricité dans l'UE, la situation demeure préoccupante. En 2025, la consommation totale d'électricité par habitant reste stagnante à 0 kWh, un chiffre qui n'a pas évolué depuis le record établi en 1980. Cette absence de croissance, tant pour l'électricité globale que pour l'électricité bas-carbone, met en lumière un statu quo inquiétant qui pourrait freiner les efforts de transition énergétique vers un avenir vert. Pour répondre aux défis actuels de l'électrification croissante et des besoins futurs, notamment des innovations technologiques comme l'intelligence artificielle, l'UE doit impérativement stimuler sa production d'électricité.
Suggestions
Afin de renforcer la génération d'électricité bas carbone, l'UE devrait envisager d'élargir son parc nucléaire, ainsi que ses capacités éolienne et solaire, qui démontrent déjà des performances élevées dans le mix électrique. En s'inspirant de pays comme la France et la Slovaquie, où l'électricité nucléaire représente respectivement 69 % et 64 %, l'UE peut renforcer ses capacités en énergie nucléaire. Par ailleurs, des régions comme l'Iowa et le Danemark, où l'éolien contribue à plus de 60 %, offrent des modèles pour l'expansion de l'énergie éolienne. Enfin, des pays comme le Liban et le Nevada montrent comment le solaire peut devenir une composante majeure de la chaîne énergétique, illustrant ainsi le potentiel d'augmentation des capacités solaires dans l'UE.
Histoire
Historiquement, l'UE a connu des fluctuations significatives dans ses efforts de développement des énergies bas carbone. Dans les années 1980, notamment entre 1981 et 1986, une croissance notable de l'électricité nucléaire a été observée, avec une augmentation substantielle dépassant les 100 TWh certains ans. Cependant, depuis le début des années 2000, plusieurs baisses, notamment dans le secteur de l'hydroélectricité, ont freiné cette dynamique. Plus récemment, entre 2020 et 2022, des déclins préoccupants dans le secteur nucléaire ont accentué les défis à relever pour l'atteinte des objectifs bas carbone. Cela souligne l'urgence d'une stratégie renouvelée pour ressusciter la croissance de l'électricité bas carbone, en privilégiant les investissements dans le nucléaire et le solaire, afin d'assurer un avenir énergétique durable et équilibré pour l'UE.