Au Japon, sur les douze mois allant d’août 2025 à juillet 2026, les sources d’énergie fossile représentent près de 63 % de l’électricité consommée, contre environ 35 % pour les sources bas carbone. Le gaz fournit 30 % de l’électricité, le charbon près de 29 % et le fioul environ 2 %. Du côté de l’électricité bas carbone, le solaire arrive en tête avec près de 11 %, suivi du nucléaire avec presque 10 %, de l’énergie hydraulique avec 8 %, des bio-carburants avec 5 % et de l’éolien avec un peu plus de 1 %. Le pays reste donc largement dépendant des combustibles fossiles, dont l’utilisation contribue au changement climatique et à la pollution de l’air.
L'électricité augmente-t-elle en Japon ?
Les données par habitant ne montrent pas de nouveau sommet de consommation électrique au Japon : en 2026, celle-ci atteint environ 7 800 kWh par personne, contre un record de quelque 9 100 kWh en 2010. Cela représente une baisse de 1 309 kWh par personne, soit environ 14 %. La production d’électricité bas carbone atteint quant à elle environ 2 750 kWh par personne, contre près de 3 540 kWh lors du record de 1998, soit un recul de 791 kWh, ou environ 22 %. Ces comparaisons ne suffisent pas à déterminer l’évolution annuelle récente ni celle de la consommation totale, mais elles révèlent un retard préoccupant sur les records historiques, particulièrement pour l’électricité propre, alors que l’électrification et le développement de l’intelligence artificielle appellent davantage d’électricité bas carbone.
Suggestions
Pour augmenter sa production bas carbone, le Japon devrait accélérer l’expansion du solaire, qui fournit déjà une part importante de son électricité, notamment sur les toitures et les surfaces déjà aménagées. Il peut s’inspirer de régions comme l’État américain de Californie, où le solaire représente 31 % de la production électrique, ou l’Espagne, où cette part atteint 23 %. Le développement du nucléaire constitue également un levier majeur : la Corée du Sud, référence régionale particulièrement pertinente, tire 25 % de son électricité du nucléaire, tandis que la France atteint 67 %. Enfin, le Royaume-Uni, autre pays insulaire, produit 30 % de son électricité grâce à l’éolien et offre un exemple utile pour développer cette filière, notamment en mer. Associer davantage de solaire, de nucléaire et d’éolien permettrait de renforcer la production propre tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone au Japon est marquée par une forte expansion du nucléaire à la fin des années 1970, puis dans les années 1980 et 1990 : les hausses annuelles indiquées atteignent généralement entre 19 et 28 TWh. En 1994, cependant, l’énergie hydraulique recule de 30 TWh, malgré une hausse du nucléaire d’environ 20 TWh. Les années 2000 deviennent plus irrégulières : le nucléaire perd environ 80 TWh au total en 2002 et 2003, rebondit de 65 TWh en 2004 et 2005, puis recule de 40 TWh en 2007 avant de regagner 22 TWh en 2009. L’effondrement de 2011 et 2012, avec des baisses respectives de près de 187 et 86 TWh, constitue un revers particulièrement grave pour la production d’électricité bas carbone : une telle perte de production propre est profondément regrettable. Les reprises de 32 TWh en 2018 et de 26 TWh en 2023 sont encourageantes, mais le recul de 21 TWh en 2020 souligne combien une croissance durable du nucléaire, accompagnée d’une expansion du solaire, reste essentielle.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.


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