En Inde, d’août 2025 à juillet 2026, les combustibles fossiles fournissent encore environ 71 % de l’électricité consommée, contre près de 29 % pour les sources bas carbone. Le charbon domine largement, avec 68 % du total, tandis que le gaz représente un peu plus de 2 %. Du côté de l’électricité propre, le solaire atteint 10 %, l’énergie hydraulique environ 8 %, l’éolien 6 %, le nucléaire près de 3 % et les bio-carburants près de 2 %. L’électricité bas carbone occupe donc une place croissante, mais le poids du charbon souligne l’importance d’accélérer son développement pour réduire les émissions responsables du changement climatique et la pollution de l’air.
L'électricité augmente-t-elle en Inde ?
La consommation d’électricité par habitant augmente : en 2026, elle atteint 1 406 kWh, contre un précédent record de 1 353 kWh en 2025. Cette progression de 53 kWh par personne représente environ 4 %. La production d’électricité bas carbone progresse encore plus rapidement : elle atteint 405 kWh par habitant, contre le record de 378 kWh établi en 2025, soit une hausse de 27 kWh, ou environ 7 %. Ces deux nouveaux records sont encourageants : l’Inde dispose de davantage d’électricité par personne, et sa production propre croît plus vite, un mouvement à amplifier pour accompagner l’électrification et les nouveaux besoins numériques.
Suggestions
Pour accroître sa production d’électricité bas carbone, l’Inde devrait accélérer conjointement le solaire, le nucléaire et l’éolien, tout en développant les réseaux et le stockage. Le Pakistan voisin constitue une référence particulièrement pertinente : le solaire y fournit 24 % de l’électricité et le nucléaire 13 %, contre respectivement 10 % et près de 3 % en Inde. Pour le solaire, l’Inde peut aussi s’inspirer de régions ensoleillées comme le Chili, à 24 %, et l’État américain du Nevada, à 35 %. Le nucléaire fournit environ un quart de l’électricité en Corée du Sud et deux tiers en France, illustrant la contribution majeure que cette source propre peut apporter. Enfin, l’État américain du Texas produit 22 % de son électricité grâce à l’éolien : une référence utile pour développer cette filière à grande échelle aux côtés du solaire et du nucléaire.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire récente de l’électricité bas carbone en Inde montre une diversification et une accélération notables. L’énergie hydraulique a enregistré des hausses d’environ 17 TWh en 2005 et en 2011, puis un recul de 16 TWh en 2012, suivi d’un rebond de 22 TWh en 2013. Dans la seconde moitié des années 2010, les bio-carburants et l’éolien ont gagné respectivement environ 17 et 13 TWh en 2016 ; le solaire a ajouté 14 TWh en 2018. En 2019, l’hydraulique a progressé de 16 TWh, tandis que les bio-carburants reculaient de 14 TWh. Depuis 2020, le solaire est devenu un moteur particulièrement dynamique : ses gains annuels sont passés de 13 TWh en 2020 à 26 TWh en 2022, puis à 19 en 2023, 22 en 2024, 32 en 2025 et près de 37 TWh en 2026. En 2022, l’hydraulique et les bio-carburants avaient également gagné environ 14 et 15 TWh. Le recul hydraulique de près de 26 TWh en 2023 rappelle toutefois que la progression n’est pas uniforme. Les fortes hausses de 2025, avec 26 TWh supplémentaires d’éolien et 22 TWh d’hydraulique en plus du solaire, témoignent d’un élan encourageant à poursuivre.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.











