Au cours de la période allant de juin 2025 à mai 2026, la consommation d'électricité en Russie montre une dépendance majoritaire aux énergies fossiles, représentant plus de la moitié du total avec 63,13%, dont le gaz constitue la majeure partie. En revanche, les énergies bas carbone, telles que le nucléaire et l'énergie hydraulique, constituent ensemble près de 37% de la consommation d'électricité, un chiffre notable. Plus précisément, l'énergie nucléaire représente 19%, démontrant sa place substantielle dans le mix énergétique de la Russie. L'énergie hydraulique contribue à un peu plus de 17%, soulignant l'importance de diversifier les sources d'énergie durable pour réduire la dépendance aux hydrocarbures comme le charbon, toujours présent à hauteur de 17,56%.
L'électricité augmente-t-elle en Russie ?
Quant à la croissance de l'électricité en Russie, les dernières données révèlent une légère diminution de la consommation, avec 7973 kWh par personne pour 2026 par rapport au record historique de 8042 kWh par personne établi en 2024. Cela représente une diminution de presque 1%. De manière similaire, la production d'électricité bas carbone a également baissé, passant de 3035 kWh par personne en 2021 à 2940 kWh par personne récemment, soit une baisse de 3%. Ces chiffres soulignent une tendance préoccupante qui menace la transition vers un avenir énergétique durable. Le besoin d'une expansion des capacités bas carbone est urgent pour répondre à la demande croissante d'électrification et d'une économie de plus en plus numérique.
Suggestions
Pour augmenter la part des énergies bas carbone, la Russie pourrait intensifier le développement de son parc nucléaire ainsi que l'exploitation de l'énergie solaire. En s'inspirant de pays comme la France et la Slovaquie, où l'énergie nucléaire fournit respectivement 67% et 66% de l'électricité, la Russie pourrait également maximiser cette source fiable et propre. De plus, en explorant les réussites d'États comme la Californie et des pays comme le Liban, où l'énergie solaire garde une présence notoire — autour de 31% —, la Russie pourrait intégrer davantage cette énergie renouvelable dans son mix énergétique. L'adoption de technologies solaires et nucléaires peut atténuer la production de gaz à effet de serre et réduire la pollution due aux énergies fossiles.
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
En examinant l'histoire des énergies bas carbone en Russie, on observe une nette progression jusqu'à la fin du siècle dernier, notamment avec un pic de production nucléaire dans les années 1980, suivi de chutes abruptes vers le début des années 1990. Un regain d'activités nucléaires a été constaté à la fin des années 1990 et au milieu des années 2000, suggérant un potentiel inexploité qui pourrait être réaligné pour accompagner la transition énergétique actuelle. L'énergie hydraulique a connu ses propres fluctuations, avec des augmentations significatives suivies de baisses notables, notamment en 1996 et en 2022. Cette variabilité souligne le besoin d'un cadre politique stable et de projets d'infrastructure robustes pour relancer de manière durable la production d'électricité bas carbone en Russie.
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.









