En République de Chine (Taiwan), sur les douze mois allant d’août 2025 à juillet 2026, environ 86 % de l’électricité consommée provient de sources fossiles, contre seulement 14 % de sources bas carbone. Le gaz fournit la moitié de l’électricité, le charbon environ un tiers et le fioul près de 2 %. Du côté de l’électricité propre, le solaire représente 6 %, l’éolien un peu plus de 4 %, l’énergie hydraulique près de 3 % et les autres sources bas carbone non précisées environ 1 %. Cette forte dépendance aux combustibles fossiles souligne l’importance d’accroître la production bas carbone pour réduire les émissions responsables du changement climatique et la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en République de Chine (Taiwan) ?
La consommation d’électricité par habitant progresse légèrement : le niveau indiqué pour 2026 atteint environ 12 600 kWh, soit 94 kWh de plus que le précédent record de 2025, une hausse inférieure à 1 %. Ce nouveau sommet est encourageant, mais la production d’électricité bas carbone reste nettement en retrait : elle atteint environ 1 820 kWh par habitant, contre près de 2 380 kWh lors du record de 2013. Cet écart de 558 kWh représente une baisse d’environ 23 %. La croissance de la consommation ne s’accompagne donc pas d’un record de production propre, un décalage préoccupant alors que l’électrification et le développement de l’intelligence artificielle appellent davantage d’électricité bas carbone.
Suggestions
Pour augmenter sa production propre, Taiwan devrait combiner une forte expansion du solaire et de l’éolien avec une relance du nucléaire. La Corée du Sud, référence régionale pertinente pour une économie industrielle, produit 25 % de son électricité grâce au nucléaire ; la France montre qu’une contribution bien plus élevée est possible, avec environ 67 %. Pour le solaire, l’État américain d’Hawaï, contexte insulaire intéressant, atteint 23 %, tandis que l’État américain de Californie atteint 31 % : ces exemples encouragent le déploiement de panneaux sur les toitures et les sites adaptés. Enfin, le Danemark tire 57 % de son électricité de l’éolien, et le Royaume-Uni 30 %, offrant des références utiles pour développer notamment l’éolien en mer. Des réseaux renforcés, du stockage et une planification durable permettraient de soutenir cette combinaison de sources bas carbone.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone à Taiwan révèle d’abord une forte progression du nucléaire : les hausses annuelles recensées entre 1982 et 1987 totalisent 25 TWh, puis 1990 apporte près de 5 TWh supplémentaires de nucléaire et 3,3 TWh d’énergie hydraulique. Au début des années 2000, le recul nucléaire de 3 TWh en 2001 est suivi d’un rebond de 4,1 TWh en 2002. La trajectoire devient ensuite beaucoup plus préoccupante : entre 2015 et 2017, les baisses nucléaires cumulées atteignent près de 20 TWh, seulement partiellement compensées par les gains d’environ 10 TWh en 2018 et 2019. Entre 2021 et 2025, les reculs successifs totalisent encore environ 28 TWh, dont près de 9 TWh en 2025. Cette contraction massive de la production nucléaire constitue un sérieux recul pour l’électricité propre : le gain éolien de 4,3 TWh en 2024 est bienvenu, mais reste inférieur à la seule baisse nucléaire de cette année-là. Inverser cette trajectoire et développer ensemble le nucléaire, le solaire et l’éolien devrait être une priorité.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.










