De septembre 2025 à août 2026, près de 79 % de l’électricité consommée en Slovénie provenait de sources bas carbone. Le nucléaire occupait la première place, avec environ 40 %, suivi de l’énergie hydraulique, avec un quart du total, puis du solaire, avec 12 %, et des bio-carburants, avec près de 2 %. L’énergie fossile représentait encore environ 18 % de l’électricité consommée : près de 11 % pour le charbon et 8 % pour le gaz. Les imports nets couvraient les quelque 2 % restants, sans que ces données précisent leur composition. La Slovénie dispose donc d’un mix électrique largement bas carbone, mais remplacer davantage d’électricité fossile permettrait de réduire les émissions responsables du changement climatique et la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Slovénie ?
Les chiffres de 2026 ne montrent pas une progression par rapport aux records historiques, même s’ils ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer l’évolution par rapport à l’année précédente. La consommation totale atteint environ 6 400 kWh par habitant, contre près de 8 500 kWh lors du record de 2014 : elle se situe donc environ 2 100 kWh, soit 25 %, en dessous de ce sommet. La production d’électricité bas carbone atteint environ 5 100 kWh par habitant, contre 6 400 kWh en 2014, soit un écart d’environ 1 400 kWh, ou 21 %. Ce recul par rapport aux niveaux historiques est préoccupant : davantage d’électricité propre sera nécessaire pour accompagner l’électrification des usages et la demande liée notamment à l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour augmenter sa production d’électricité bas carbone, la Slovénie devrait renforcer ses deux piliers que sont le nucléaire et le solaire, en développant ses capacités nucléaires et en accélérant les installations solaires sur les bâtiments et les sites adaptés. La Slovaquie, où le nucléaire fournit environ 66 % de l’électricité, et la France, où il en fournit 67 %, constituent des références européennes pour une production nucléaire abondante. Pour le solaire, la Hongrie, géographiquement proche, atteint 22 % de sa production électrique, et l’Espagne 23 % : leurs expériences peuvent éclairer le déploiement slovène. L’éolien peut également compléter ces efforts, en s’appuyant sur les exemples voisins de la Croatie et de l’Autriche, où il représente respectivement 16 % et 12 % de la production électrique. Une telle expansion, accompagnée du développement des réseaux et de moyens de flexibilité, permettrait de fournir davantage d’électricité propre tout en réduisant la place du charbon et du gaz.
* 12M = 12 derniers mois (sept. 2025 – août 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone slovène présente plusieurs phases. Dans les années 1990, l’énergie hydraulique a gagné 0,7 TWh en 1991 ; les variations nucléaires ont été de −1 TWh en 1992 et de +0,7 TWh en 1994. Les années 2000 ont enregistré plusieurs hausses hydrauliques importantes : +1,1 TWh en 2004, +0,8 TWh en 2008 et +0,7 TWh en 2009. Au début des années 2010, après des variations de −1 TWh pour l’hydraulique en 2011 et de −0,7 TWh pour le nucléaire en 2012, l’hydraulique a progressé de 0,8 TWh en 2013 ; en 2014, elle a gagné 1,4 TWh et le nucléaire 1,1 TWh. L’année 2015 a ensuite enregistré des variations de −2,3 TWh pour l’hydraulique et de −0,7 TWh pour le nucléaire. L’hydraulique a alterné hausses et baisses entre 2016 et 2018, avant une diminution de 1,6 TWh en 2022 puis un rebond de 1,9 TWh en 2023. Ses nouvelles diminutions de 1,3 TWh en 2025 et de 0,8 TWh en 2026 soulignent l’importance de relancer durablement la croissance de la production bas carbone, notamment grâce au nucléaire et au solaire.
* 12M = 12 derniers mois (sept. 2025 – août 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (sept. 2025 – août 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.











