En 2025, la consommation d'électricité en Italie montre un mélange d'énergies fossiles et bas carbone. Environ 43% de l'électricité provient de sources fossiles. Le gaz représente à lui seul plus d'un tiers, tandis que le fioul contribue pour une petite fraction de 2%. Du côté bas carbone, près de 41% de l'électricité est générée, avec l'énergie solaire représentant 14%, l'énergie hydraulique 13%, et l'énergie éolienne juste au-dessus de 6%. Les bio-carburants fournissent près de 5%, et l'énergie géothermique reste marginale. Les imports nets ajoutent environ 15% à la consommation totale d'électricité, ce qui montre un certain degré de dépendance envers des sources externes pour compléter l'approvisionnement national en électricité.
Les sources de données utilisées sur cette page incluent ENTSOE, Eurostat, IEA et World Bank. En savoir plus sur les sources de données →
L'électricité augmente-t-elle en Italie ?
Concernant la tendance générale de la consommation d'électricité, on constate une diminution décevante. La consommation moyenne par personne en 2025 est de 5352 kWh, soit une baisse notable par rapport au pic historique de 6112 kWh/personne en 2006. La production d'électricité bas carbone a également subi un léger déclin, perdant 25 kWh/personne par rapport à 2024. Une croissance de la consommation électrique, en particulier dans le domaine bas carbone, est cruciale pour soutenir l'électrification et les besoins futurs en énergie propre. Cette régression marque un obstacle préoccupant pour les ambitions de l'Italie en matière d'énergies propres et d'indépendance énergétique.
Suggestions
Pour remédier à cette situation et accroître la production d'électricité bas carbone en Italie, une expansion significative de l'énergie solaire, déjà une source importante dans le pays, pourrait être envisagée. De plus, l'Italie pourrait s'inspirer de pays comme la France ou la Slovaquie, où la production électrique est dominée par le nucléaire, fournissant plus de 60% de l'électricité. Également, les réussites du Danemark, où l'énergie éolienne compose 60% de la production, peuvent également guider l'Italie vers une diversification de son mix énergétique. Ainsi, en stimulant l'expansion du solaire et en explorant le potentiel du nucléaire, l'Italie pourrait renforcer son engagement envers une production d'électricité propre et durable.
Histoire
L'histoire de l'électricité bas carbone en Italie montre des efforts fluctuants. Dans les années 1970, par exemple, l'énergie hydraulique a connu des augmentations notables, tandis qu'une réduction critique de la production nucléaire est survenue en 1987. Les décennies suivantes ont été marquées par des variations importantes, avec l'énergie solaire affichant de fortes augmentations à partir de 2011. L'énergie hydraulique a connu des hauts et des bas, le plus récent survenant en 2024 avec une augmentation de 14 TWh suivie d'une forte baisse en 2025. Ces fluctuations indiquent une croissance instable des énergies propres, soulignant la nécessité d'une stratégie plus résiliente pour stabiliser et encourager l'essor de l'électricité bas carbone en Italie.



