En 2025, la consommation électrique au Portugal se compose principalement d'énergie bas carbone, qui représente une majorité significative d'environ 70%. Parmi ces sources de production d'électricité propre, l'énergie hydraulique est la plus importante, contribuant à près de 32%, tandis que l'éolien suit de près avec 23%. Les imports nets apportent également une contribution notable de plus de 16% et sont classés dans la catégorie bas carbone. D'autre part, l'énergie fossile constitue une part plus restreinte de l'approvisionnement en électricité, avec seulement un peu plus de 13%, exclusivement sous forme de gaz. La part du solaire dans le bouquet énergétique électrique est aussi significative, se situant à environ 10%, et les bio-carburants représentent près de 5%.
Les sources de données utilisées sur cette page incluent ENTSOE, Eurostat, IEA et World Bank. En savoir plus sur les sources de données →
L'électricité augmente-t-elle en Portugal ?
La consommation totale d'électricité par habitant en 2025 au Portugal est de 5585 kWh, ce qui montre une légère baisse par rapport au pic historique de 5831 kWh atteint en 2016. Ce déclin de 246 kWh par habitant peut signaler une certaine stagnation dans la consommation globale d'électricité. De plus, la production d'électricité bas carbone par habitant est également en baisse, avec 3918 kWh en 2025 contre 4176 kWh en 2024, marquant une diminution de 257 kWh. Cette tendance à la baisse de l'électricité bas carbone est préoccupante, car elle pourrait compromettre les efforts du Portugal pour supprimer les énergies fossiles nocives et progresser vers un avenir plus durable.
Suggestions
Pour augmenter la production d'électricité bas carbone, le Portugal devrait envisager d'élargir ses projets éolien et solaire, ainsi que d'explorer la possibilité d'intégrer l'énergie nucléaire, qui démontre un bilan impressionnant dans des pays tels que la France, où le nucléaire fournit 70% de l'électricité, et la Slovaquie, avec 66%. La capacité de la France à maintenir une production élevée et stable grâce au nucléaire pourrait offrir des leçons précieuses sur la gestion efficace et compétitive de l'électricité. Parallèlement, le Danemark et le Dakota du Sud, qui génèrent respectivement 58% et 57% de leur électricité grâce au vent, peuvent inspirer des stratégies pour maximiser le potentiel éolien du Portugal.
Histoire
Historiquement, la production d'énergie hydraulique au Portugal a connu une série de fluctuations au fil des décennies. Dans les années 1980 et 1990, les variations étaient notables, avec des pics en 1977 (+5.2 TWh) et 1996 (+6.4 TWh), suivis de baisses importantes, notamment en 1989 (-6.4 TWh) et 1999 (-5.4 TWh). Les années 2000 à 2020 ont vu le même schéma : années de gains comme en 2006 (+6.3 TWh) et 2010 (+7.5 TWh), suivies de replis comme en 2002 (-6.1 TWh) et 2017 (-9.3 TWh). Ces fluctuations de l'hydroélectricité soulignent la nécessité pour le Portugal de se diversifier vers des sources d'énergie bas carbone plus prévisibles et stables telles que le solaire et peut-être le nucléaire, afin de garantir une aspect stabilisé et durable de l'approvisionnement en électricité à long terme.




