En 2024, la consommation d'électricité en Grèce est presque équitablement répartie entre les énergies fossiles et les énergies bas carbone. Plus de la moitié de l'électricité, environ 50 %, provient de sources fossiles, avec le gaz représentant la majeure partie à près de 38 %, suivi par le charbon à environ 6 %. En revanche, les énergies bas carbone approchent elles aussi de la moitié du mix énergétique grec, à environ 50 %, grâce à d'importantes contributions de l'éolien et du solaire, chacun fournissant environ 22 % de l'électricité, suivis par l'énergie hydraulique à environ 5 %. Les bio-carburants ont une participation beaucoup plus modeste, un peu au-dessus de 1 %. Cette transition vers les énergies bas carbone est cruciale pour la Grèce afin de réduire les impacts négatifs du changement climatique et de la pollution atmosphérique liés aux énergies fossiles.
Pour augmenter la part de l'électricité bas carbone, la Grèce pourrait miser davantage sur l'expansion de ses capacités solaire et éolienne puisqu'elles représentent déjà des parts significatives de son mix énergétique. L'expérience de pays comme le Danemark, où l'éolien représente plus de la moitié de l'électricité, pourrait inspirer la Grèce à investir encore plus dans cette technologie. De même, l'exemple de la France, qui s'appuie fortement sur le nucléaire – à hauteur de 68 % – montre les avantages d'une énergie bas carbone stable et fiable. Bien que le nucléaire ne fasse pas actuellement partie du mix énergétique de la Grèce, il pourrait constituer une option viable pour réduire encore davantage la dépendance aux énergies fossiles tout en complétant efficacement le solaire et l'éolien.
L'histoire récente de l'électricité bas carbone en Grèce reflète des progrès notables, en particulier dans les secteurs éolien et solaire. À partir des années 2010, la Grèce a vu des augmentations significatives dans ces domaines, l'énergie éolienne ayant par exemple progressé de 2 TWh en 2020, et le solaire ayant connu une progression substantielle en 2024 avec une hausse de 3,4 TWh. Cependant, la production d'énergie hydraulique a été plus fluctuante au fil des décennies, avec des augmentations et des diminutions successives. Il est crucial pour la Grèce de stabiliser et de diversifier davantage sa production bas carbone en continuant à développer le secteur solaire et éolien, tout en envisageant des solutions nouvelles comme l'énergie nucléaire pour assurer un approvisionnement électrique stable et durable pour l'avenir.