De juillet 2025 à juin 2026, un peu plus de la moitié de l’électricité consommée aux Pays-Bas provenait de sources bas carbone, soit environ 52 %, contre 47 % d’origine fossile. L’éolien représentait environ un quart de l’électricité, le solaire près d’un cinquième, les bio-carburants 5 % et le nucléaire 3 %. Du côté de l’électricité fossile, le gaz dominait avec près de 37 % du total, suivi du charbon à environ 9 % et du fioul à 1 %. L’électricité propre est donc majoritaire, mais les combustibles fossiles restent très présents, avec leurs conséquences sur le climat et la pollution de l’air.
L'électricité augmente-t-elle en Pays-Bas ?
La croissance de l’électricité aux Pays-Bas présente un bilan contrasté. En 2026, la consommation totale atteint environ 7 320 kWh par personne, encore inférieure au record de 7 435 kWh établi en 2008 : un écart de 116 kWh, soit près de 2 %. Ces chiffres ne permettent pas de déterminer l’évolution par rapport à l’année précédente, mais montrent que le sommet historique n’a pas encore été retrouvé. En revanche, la production d’électricité bas carbone atteint un nouveau record de 3 811 kWh par personne, dépassant de 97 kWh, soit environ 3 %, celui de 2025. Cette progression est encourageante ; retrouver une croissance globale portée par l’électricité propre serait souhaitable pour répondre aux besoins de l’électrification et de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour accroître leur production bas carbone, les Pays-Bas peuvent développer davantage l’éolien et le solaire, qui constituent déjà leurs principales sources d’électricité propre, tout en élargissant la contribution du nucléaire. Le Danemark, voisin européen où l’éolien fournit 57 % de l’électricité, offre une référence particulièrement pertinente pour poursuivre le développement éolien. Pour le solaire, les États américains de Californie et du Nevada montrent des parts élevées, respectivement 31 % et 35 % : leurs expériences peuvent éclairer le déploiement néerlandais, en tenant compte des différences d’ensoleillement. Enfin, la France, avec 67 % d’électricité nucléaire, et la Finlande, avec 38 %, illustrent la contribution importante que cette source peut apporter à une production propre abondante. Associer une expansion du solaire et de l’éolien à de nouvelles capacités nucléaires renforcerait le potentiel de croissance électrique bas carbone des Pays-Bas.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire récente montre une accélération remarquable des gains d’électricité bas carbone. Les données signalent une variation nucléaire de −1,8 TWh en 1997, puis une hausse des bio-carburants de 1,9 TWh en 2005. Au milieu et à la fin des années 2010, l’éolien progresse de 1,8 TWh en 2015 et de 2,4 TWh en 2017, tandis que le solaire gagne 1,5 TWh en 2018. L’accélération devient particulièrement nette entre 2020 et 2022 : le solaire ajoute au total 12,5 TWh et l’éolien 9,6 TWh, tandis que les bio-carburants augmentent de 6 TWh en 2020 et 2021. En 2023, l’éolien réalise un bond de 8 TWh et le solaire gagne encore 2,3 TWh ; les bio-carburants diminuent de 1,8 TWh. Cette dynamique se poursuit avec des hausses éoliennes de 3,5 TWh en 2024 et de 2 TWh en 2026, ainsi que des gains solaires de 1,7 TWh en 2024 et de 3,9 TWh en 2025. Ces avancées constituent une base solide pour poursuivre l’expansion de l’électricité propre.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.









