D’août 2025 à juillet 2026, environ 70 % de l’électricité consommée en Géorgie provenait de sources bas carbone, presque entièrement de l’énergie hydraulique, qui représentait à elle seule 69 % du total. L’énergie fossile fournissait près de 19 % de l’électricité, exclusivement à partir de gaz. Les imports nets couvraient les 11 % restants ; les données ne permettent pas de déterminer leur répartition entre sources bas carbone et fossiles. La Géorgie dispose donc d’une base électrique largement propre, mais encore très concentrée sur l’hydraulique.
L'électricité augmente-t-elle en Géorgie ?
La consommation d’électricité par habitant progresse : le chiffre de 2026 atteint environ 3 970 kWh, soit 96 kWh de plus que le précédent record de 2025, une hausse d’environ 2,5 %. Cette progression est encourageante pour accompagner l’électrification, mais la production d’électricité bas carbone par habitant ne suit pas la même trajectoire. À 2 780 kWh, elle reste inférieure de 188 kWh, soit environ 6 %, à son record de 2024. Il faut donc distinguer la hausse de la consommation par personne du recul de la production propre par personne par rapport à son sommet. Sans données démographiques, ces chiffres ne permettent pas de conclure sur l’évolution des volumes totaux.
Suggestions
Pour augmenter sa production d’électricité bas carbone, la Géorgie pourrait compléter son socle hydraulique par davantage de solaire et d’éolien, tout en étudiant le développement du nucléaire. Plusieurs régions offrent des exemples pertinents : l’Arménie voisine produit près de 29 % de son électricité grâce au nucléaire, tandis que la Slovaquie en tire environ les deux tiers. Pour le solaire, la Géorgie pourrait s’inspirer de la Macédoine du Nord, où cette source représente 40 % de la production électrique, ou de la Turquie voisine, où elle atteint 12 %. La Turquie produit également environ 12 % de son électricité grâce à l’éolien. Ces exemples montrent l’intérêt d’une stratégie associant plusieurs sources propres pour accroître l’offre électrique, réduire le recours au gaz et répondre aux futurs besoins de l’électrification et de l’intelligence artificielle.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire récente de l’électricité bas carbone en Géorgie est surtout celle des variations de l’hydraulique. Dans les années 1990, sa production a reculé de 0,9 TWh en 1992 puis de 1,6 TWh en 1995, avant un rebond de 0,8 TWh en 1996. Les années 2000 ont alterné baisses et reprises, avec notamment des gains de 1,2 TWh en 2002 et de 1,5 TWh en 2007. Une forte hausse de 2 TWh en 2010 a été suivie de deux années de recul, puis de nouvelles augmentations en 2013, 2016 et 2018. Après les baisses de 2019 et 2020, le rebond a été marqué en 2021, avec 1,9 TWh supplémentaires, puis prolongé en 2022. Enfin, la hausse de 0,5 TWh en 2024 a été en grande partie effacée par une baisse de 0,4 TWh en 2025 : un recul préoccupant qui renforce l’intérêt de développer d’autres sources d’électricité bas carbone.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.










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