En Grèce, plus de la moitié de l'électricité provient de l'énergie fossile, avec une part notable de 54 %, principalement dominée par le gaz représentant près de 44 % de la production totale d'électricité. Étonnamment, l'énergie bas carbone a atteint une part considérable de près de 46 % de l'électricité. Parmi les sources d'énergie bas carbone, l'éolien et le solaire sont en tête, représentant un peu plus de 20 % et 17 %, respectivement. L'énergie hydraulique contribue à environ 8 %, tandis que les bio-carburants représentent une petite fraction légèrement supérieure à 1 %. Cette dépendance mixte pose des défis et des opportunités pour passer davantage à des sources d'énergie plus propres.
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L'électricité augmente-t-elle en Grèce ?
L'évolution de la consommation électrique en Grèce montre des signes préoccupants de déclin. La consommation électrique par habitant était de 5127 kWh en 2025, en baisse par rapport au sommet historique de 6261 kWh par habitant en 2008, soit une diminution notable de plus de 1100 kWh. De même, la consommation récente d'électricité bas carbone par habitant, s'élevant à 2357 kWh, a diminué par rapport au record récent établi en 2024. Cette stagnation met en évidence la nécessité pour la Grèce d'intensifier ses efforts pour accroître la part de l'électricité propre, une tâche essentielle pour répondre aux besoins futurs et réduire les impacts environnementaux.
Suggestions
La Grèce pourrait augmenter sa production d'électricité bas carbone en intensifiant ses efforts dans les domaines de l'énergie éolienne et solaire, vu leur succès. La France et la Slovaquie, où l'énergie nucléaire représente environ deux tiers de la production totale, démontrent l'efficacité et la fiabilité de l'intégration de l'énergie nucléaire pour compléter d'autres formes d'énergie bas carbone. De plus, le Danemark, avec une part d'éolien de 60 %, sert d'exemple sur la manière de développer efficacement l'énergie éolienne. En empruntant ces pratiques, la Grèce pourrait considérablement augmenter sa production d'électricité durable et sécuriser son chemin vers une électricité sans carbone.
Histoire
Au fil des ans, la trajectoire de l'électricité bas carbone en Grèce a connu des variations considérables. Dans les années 2000, les fluctuations de la production d'énergie hydraulique ont été fréquentes, avec des augmentations et des diminutions significatives. 2013 a marqué un point de départ pour l'énergie solaire avec un gain initial de 2 TWh, tandis que les années suivantes ont vu des efforts continus dans l'énergie éolienne et solaire avec quelques baisses occasionnelles. Malgré ces réalisations, les récentes diminutions de l'éolien et du solaire en 2025 montrent un besoin pressant de stratégies de croissance soutenues et ambitieuses. La Grèce doit s'inspirer de ces décennies variées et éviter toute stagnation, pour bâtir un avenir énergétique stable et respectueux de l'environnement.







