Actuellement, la consommation d'électricité en Turquie repose sur un mélange d'énergies fossiles et bas carbone. Les énergies fossiles, notamment le charbon et le gaz, dominent un peu plus de la moitié de la production totale, représentant environ 55% de l'électricité. En revanche, les énergies bas carbone en constituent près de 44%. L'énergie hydraulique reste un contributeur majeur avec environ 17%, tandis que l'énergie éolienne et solaire s'élèvent respectivement à près de 12% et 11%, montrant une forte adoption de ces technologies propres. Les contributions de la géothermie et des bio-carburants sont relativement modestes à environ 3% chacune. Cette répartition met en évidence les efforts significatifs de la Turquie pour s'éloigner progressivement des énergies fossiles, mais aussi la nécessité de renforcer cette transition pour une empreinte carbone plus faible.
Les sources de données utilisées sur cette page incluent EIA, Ember, Eurostat, IEA et World Bank. En savoir plus sur les sources de données →
L'électricité augmente-t-elle en Turquie ?
Concernant la croissance de la consommation d'électricité, la Turquie a connu une légère augmentation de l'utilisation par habitant en 2025, atteignant 3792 kWh contre 3718 kWh en 2024. Cette hausse de 74 kWh/personne indique une demande croissante pour l'électricité. Toutefois, la production d'électricité bas carbone par habitant a légèrement diminué, passant de 1712 kWh en 2024 à 1681 kWh en 2025. Cette baisse de 30 kWh/personne est préoccupante, car elle s'oppose aux besoins d'une utilisation accrue de l'électricité propre pour répondre à la demande croissante et lutter contre le changement climatique. Pour sécuriser un avenir énergétique durable, la Turquie doit inverser cette tendance et réaugmenter sa production d'énergies bas carbone.
Suggestions
Pour augmenter la production d'électricité bas carbone, la Turquie pourrait intensifier ses efforts dans le développement des énergies éoliennes et solaires, déjà bien implémentées. De plus, elle pourrait apprendre des succès de certaines régions qui ont investi massivement dans le nucléaire, telle que la France et la Slovaquie, où le nucléaire génère plus des deux tiers de leur électricité. En combinant une expansion des centrales solaires et nucléaires, la Turquie pourrait non seulement diversifier son mix énergétique, mais aussi réduire sa dépendance aux sources d'énergie fossile. L'exemple du Danemark, qui tire 60% de son électricité du vent, montre aussi que le renforcement de telles infrastructures éoliennes est tout à fait envisageable et bénéfique.
Histoire
L'histoire récente de l'électricité bas carbone en Turquie est marquée par des fluctuations, en particulier dans le domaine de l'énergie hydraulique. Depuis les années 1980, la production a connu des hauts et des bas notables, avec des augmentations significatives en 1988, 1993, 2002, 2004, 2010, 2015 et 2019, chacune marquée par une hausse de plus de 7 TWh. En revanche, certaines années, telles que 1989, 1999, 2001, 2007, 2014, 2017, 2020, 2021 et 2025, ont vu des baisses considérables. Ces changements signalent la volatilité de l'énergie hydraulique dépendant notamment des conditions météorologiques. En ce qui concerne l'énergie solaire, on a observé une hausse significative en 2024 et 2025, avec une croissance de 6,9 TWh et 10,3 TWh respectivement, soulignant un potentiel de développement considérable pour cette source d'énergie.



