De juillet 2025 à juin 2026, un peu plus de la moitié de l’électricité consommée en Turquie provenait de sources bas carbone, soit environ 52 %, contre 48 % pour l’énergie fossile. L’énergie hydraulique représentait près de 23 % du total, suivie de l’éolien à 12 % et du solaire à 11 %. La géothermie et les bio-carburants contribuaient chacun à hauteur de 2 à 3 %. Du côté fossile, le charbon fournissait presque 30 % de l’électricité et le gaz environ 18 %. L’électricité propre est donc devenue majoritaire, mais les combustibles fossiles occupent encore une place importante, avec leurs émissions responsables du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Turquie ?
L’électricité progresse en Turquie : la consommation atteint 3 838 kWh par personne en 2026, dépassant de 46 kWh le précédent record de 3 792 kWh établi en 2025, soit une hausse d’environ 1 %. La progression de la production bas carbone par habitant est bien plus marquée : elle atteint environ 1 977 kWh, contre un précédent sommet de 1 712 kWh en 2024, soit un gain d’environ 266 kWh, ou près de 16 %. Ces nouveaux records sont encourageants, particulièrement pour l’électricité propre. Il faudra poursuivre cette croissance pour répondre aux besoins de l’électrification et au développement de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour accroître sa production bas carbone, la Turquie devrait développer davantage le solaire et l’éolien, qui fournissent déjà ensemble presque un quart de son électricité, tout en construisant une filière nucléaire solide. Pour le solaire, elle peut s’inspirer de régions méditerranéennes comme Chypre et l’Espagne, où cette source fournit environ 23 % de l’électricité, ainsi que de l’État américain du Nevada, à 35 %. Pour l’éolien, le Danemark atteint 57 %, tandis que l’Allemagne et le Royaume-Uni avoisinent 30 %, montrant les possibilités d’un déploiement à grande échelle. Enfin, les expériences nucléaires de la Bulgarie, à 38 %, de l’Arménie, à 29 %, et de la France, à 67 %, offrent des références utiles pour développer une production propre abondante et diversifier le bouquet électrique turc.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone en Turquie a longtemps été dominée par les variations de l’énergie hydraulique. À la fin des années 1980, une hausse d’environ 10 TWh en 1988 a été suivie d’une baisse de 11 TWh en 1989 ; les années 1990 ont également alterné progression et recul. Dans les années 2000, les gains d’environ 10 et 11 TWh en 2002 et 2004 ont précédé une baisse de 8 TWh en 2007. Les années 2010 ont connu des hausses particulièrement fortes : 16 TWh en 2010, 27 TWh en 2015 et 29 TWh en 2019. Depuis 2020, l’hydraulique reste variable, avec des reculs en 2020 et 2021, puis des gains en 2022 et 2024 ; après une baisse de 15 TWh en 2025, elle rebondit de 21 TWh en 2026. Parallèlement, le solaire apporte une contribution croissante, avec près de 7 TWh supplémentaires en 2024 et 10 TWh en 2025, une évolution encourageante pour l’expansion de l’électricité propre.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.











