Au Chili, d’août 2025 à juillet 2026, près de 65 % de l’électricité consommée provenait de sources bas carbone, contre environ 35 % de sources fossiles. Le solaire arrivait en tête des sources propres avec près d’un quart du total, suivi de l’énergie hydraulique à 20 %, de l’éolien à 14 % et des bio-carburants à 6 %. Du côté de l’énergie fossile, le charbon représentait 17 % de l’électricité, le gaz près de 14 % et le fioul environ 5 %. L’électricité bas carbone est donc largement majoritaire, mais les combustibles fossiles occupent encore une place importante, avec leurs émissions responsables du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Chili ?
La consommation d’électricité par habitant progresse : le dernier chiffre disponible pour 2026 atteint environ 4 690 kWh, soit 138 kWh de plus que le précédent record de 2024, établi à 4 550 kWh. Cette hausse d’environ 3 % constitue un nouveau sommet et accompagne les besoins croissants d’électrification. En revanche, la production d’électricité bas carbone par habitant atteint seulement quelque 3 030 kWh, contre un record de 3 139 kWh en 2024 : un recul de 111 kWh, soit environ 4 %. Ce décalage est préoccupant : la croissance de la consommation doit s’accompagner d’une augmentation plus rapide de la production propre, notamment pour répondre aux futurs besoins de l’électrification et de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour accroître sa production bas carbone, le Chili devrait accélérer l’expansion du solaire et de l’éolien, qui fournissent déjà ensemble près de 40 % de son électricité. L’Uruguay, exemple régional pertinent, tire un tiers de son électricité de l’éolien ; le Danemark atteint près de 60 %, montrant les possibilités d’un déploiement à grande échelle. Pour le solaire, l’État américain du Nevada, dont les zones désertiques offrent un point de comparaison intéressant avec le nord chilien, atteint 35 %. Le Chili devrait également envisager de construire une filière nucléaire pour compléter ses autres sources propres : la France produit environ deux tiers de son électricité grâce au nucléaire, tandis que les Émirats arabes unis en tirent déjà 20 %. Ces exemples peuvent guider une stratégie associant davantage de solaire, d’éolien et de nucléaire, soutenue par le développement des réseaux et du stockage.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone au Chili est marquée par les variations de l’hydraulique, puis par l’essor du solaire. En 1991 et 1992, la production hydraulique a augmenté au total de près de 8 TWh, avant de perdre plus de 5 TWh en 1998 et 1999. Les reprises de 2000-2001 et de 2005-2006 ont chacune ajouté environ 7 TWh, mais 2007 a enregistré une baisse de 6 TWh. Dans les années 2010, l’hydraulique a reculé de près de 4 TWh en 2010, gagné environ 3 TWh en 2014, puis perdu 2,5 TWh en 2019 ; les bio-carburants avaient aussi apporté une hausse de 2,4 TWh en 2011. Depuis 2021, le solaire s’est fortement développé, avec des gains successifs de 2,5 TWh, 5,1 TWh et 2,7 TWh jusqu’en 2023, soit plus de 10 TWh supplémentaires en trois ans. L’hydraulique, après une baisse de 2,5 TWh en 2021 et des hausses cumulées d’environ 6 TWh en 2023-2024, a chuté de 6,4 TWh en 2025. Ce dernier recul souligne l’importance d’accélérer et de diversifier la croissance de l’électricité bas carbone.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.









