Actuellement, l'Arménie utilise majoritairement de l'électricité bas carbone, constituant plus de la moitié du mix énergétique, avec un taux de 62,35 %. Parmi ces sources de bas carbone, le nucléaire figure en bonne position, représentant environ 29 %, tandis que l'énergie hydraulique contribue à environ 25 % du total. L'énergie solaire, bien qu'encore en expansion, constitue environ 8 %. En revanche, l'énergie fossile, en totalité constituée de gaz, reste conséquente avec une part d'environ 38 %. Sur la période allant d'avril 2025 à mars 2026, la consommation se montre très dépendante de ces énergies bas carbone qui dominent le profil énergétique du pays.
L'électricité augmente-t-elle en Arménie ?
Toutefois, l'Arménie fait face à un léger recul dans sa consommation totale d'électricité par habitant, comparée au record précédent de 2024. La consommation actuelle s'établit à 3405 kWh par personne, soit une diminution de 118 kWh par rapport à 2024. De plus, la production d'électricité bas carbone a également connu une diminution, atteignant 2123 kWh par personne, soit un recul de 145 kWh par rapport à son record antérieur. Cette régression souligne un défi préoccupant, alors que l'augmentation de la consommation et de la production bas carbone restera essentielle pour accompagner l'électrification croissante et la transition énergétique.
Suggestions
Pour accroître sa production d'électricité bas carbone, l'Arménie pourrait s'inspirer des régions ayant bien réussi dans ce domaine. Par exemple, des pays comme la France et la Slovaquie, avec une majorité de leur électricité venant du nucléaire - respectivement 67 % et 66 % - montrent l'efficacité d'une forte adoption de l'énergie nucléaire. Parallèlement, l'Arménie devrait également intensifier ses efforts solaires, à l'instar d'États comme le Nevada et la Californie où le solaire génère 35 % et 31 % de l'électricité, respectivement. L'amélioration de la capacité solaire, couplée à une infrastructure nucléaire robuste, serait une stratégie prometteuse pour l'avenir énergétique du pays.
* 12M = 12 derniers mois (avr. 2025 – mars 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
Dans les décennies passées, l'histoire de l'électricité bas carbone en Arménie a montré une évolution dynamique. Dans les années 1990, l'Arménie a vu une augmentation marquée de l'énergie hydraulique, bien que suivie de fluctuations. L'année 1996 a démontré un bond dans la production nucléaire, tandis que le début des années 2000 a été caractérisé par une faible croissance en énergie hydraulique. Cependant, l'instabilité récente de la production nucléaire depuis 2016, avec plusieurs baisses notables, souligne la nécessité d'une attention particulière pour stabiliser et optimiser cette source précieuse. Regagner du terrain avec le nucléaire, tout en diversifiant les sources bas carbone à travers le solaire, serait décisif pour soutenir la durabilité énergétique future de l'Arménie.
* 12M = 12 derniers mois (avr. 2025 – mars 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (avr. 2025 – mars 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.









