De juillet 2025 à juin 2026, environ 40 % de l’électricité consommée au Tennessee provenait de sources bas carbone, contre 29 % de sources fossiles, tandis que les imports nets représentaient près de 31 %. Le nucléaire constituait le premier pilier de l’électricité bas carbone, avec presque 32 % de la consommation totale, devant l’énergie hydraulique, à environ 6 %, et le solaire, à près de 2 %. Du côté fossile, le charbon et le gaz fournissaient chacun autour de 14 à 15 % de l’électricité consommée. La composition des imports nets n’étant pas précisée, il n’est pas possible de les répartir entre sources bas carbone et fossiles.
L'électricité augmente-t-elle en Tennessee ?
La consommation d’électricité par habitant augmente légèrement au Tennessee : le chiffre de 2026 atteint 16 160 kWh, dépassant de 164 kWh, soit environ 1 %, le précédent record de 2025. Cette progression est encourageante pour accompagner l’électrification et les nouveaux besoins, notamment ceux de l’intelligence artificielle. En revanche, la production d’électricité bas carbone par habitant atteint 6 461 kWh, soit environ 100 kWh de moins que son record de 2023, établi à 6 565 kWh. Ce retard d’environ 2 % est préoccupant : la croissance de la consommation doit s’accompagner d’une accélération de la production propre.
Suggestions
Pour augmenter sa production d’électricité bas carbone, le Tennessee devrait développer son parc nucléaire existant, qui fournit déjà une part importante de son électricité, et accélérer le déploiement du solaire. L’État américain de Caroline du Sud, où le nucléaire représente 52 % de la production électrique, constitue une référence régionale pertinente ; la France, à 67 %, illustre également la place majeure que cette technologie peut occuper. Pour le solaire, le Tennessee peut étudier les pratiques des États américains de Virginie occidentale? Non, du Texas et de Californie, où cette source fournit respectivement 12 % et 31 % de l’électricité produite. Il pourrait aussi examiner les possibilités de développement de l’éolien adaptées à ses ressources locales, en s’inspirant de l’État américain de l’Illinois, qui associe 49 % de nucléaire et 13 % d’éolien. Ces développements contribueraient à réduire le recours au charbon et au gaz, ainsi que les émissions responsables du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
Sur la période récente, la production nucléaire du Tennessee a diminué de 5,8 TWh en 2024, puis de 2,9 TWh en 2025, avant de rebondir fortement de 8,2 TWh en 2026. Ce redressement est une excellente nouvelle pour l’approvisionnement électrique bas carbone, même s’il reste légèrement inférieur aux baisses cumulées des deux années précédentes. L’énergie hydraulique a suivi une trajectoire différente : après une hausse de 0,9 TWh en 2024, sa production a reculé de 0,5 TWh en 2025 et de 0,6 TWh en 2026. Les bio-carburants n’ont enregistré aucune variation sur ces trois années, et l’éolien est resté stable en 2024, seule année renseignée pour cette filière. L’enjeu est désormais de consolider le rebond nucléaire et de développer le solaire pour inscrire la production propre dans une croissance durable.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.






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