Électricité en R.A.S. chinoise de Hong Kong en 2023
En 2023, la consommation d’électricité de la R.A.S. chinoise de Hong Kong repose encore très largement sur l’énergie fossile : environ 76 % du total, dont près de la moitié provenant du gaz et un peu plus du quart du charbon. Les imports nets représentent presque un quart de l’électricité consommée. Leur composition n’étant pas précisée ici, il ne faut pas les assimiler entièrement à de l’électricité bas carbone. La production locale bas carbone reste, quant à elle, inférieure à 1 % de la consommation. Développer l’électricité propre permettrait de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, ainsi que les émissions responsables du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en R.A.S. chinoise de Hong Kong ?
La consommation d’électricité par habitant n’a pas retrouvé son sommet historique : elle atteint environ 6 615 kWh en 2023, contre 6 772 kWh en 2012, soit une baisse de 157 kWh, ou un peu plus de 2 %. Ces chiffres par habitant ne permettent toutefois pas de conclure à une baisse de la consommation totale sans connaître l’évolution de la population. La production locale d’électricité bas carbone progresse, passant du précédent record de 44 kWh par habitant en 2022 à 48 kWh en 2023, soit une hausse d’environ 9 %. Ce nouveau record est encourageant, mais son niveau reste très modeste : une accélération serait bienvenue pour accompagner l’électrification et les nouveaux besoins numériques, notamment ceux de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour accroître sa production bas carbone, Hong Kong pourrait accélérer le déploiement du solaire sur les toitures, les façades et les infrastructures. Des régions densément peuplées offrent des références utiles : le solaire représente environ 19 % de la production d’électricité aux Pays-Bas et 11 % au Japon. Hong Kong devrait également envisager le développement du nucléaire, notamment par des projets et des investissements régionaux avec la Chine continentale, en distinguant bien cette production extérieure de sa production locale. La Corée du Sud, où le nucléaire fournit un quart de l’électricité, et la France, où il en fournit environ deux tiers, illustrent sa contribution possible à une électricité propre abondante. Enfin, des projets éoliens maritimes ou une coopération régionale pourraient compléter ces efforts, en s’inspirant du Royaume-Uni, où l’éolien représente environ 30 % de la production électrique.
Histoire
L’historique fourni montre une progression longtemps presque immobile, puis quelques avancées récentes. Entre 2006 et 2018, les variations indiquées pour l’éolien, les bio-carburants et le solaire sont toutes nulles à la précision des données ; cela ne signifie pas nécessairement une absence de production. En 2019, les bio-carburants enregistrent une hausse de 0,1 TWh. Le solaire prend ensuite le relais avec des augmentations de 0,1 TWh en 2021 et de 0,1 TWh en 2022, après des variations affichées comme nulles en 2019 et 2020. En 2023, les changements du solaire et des bio-carburants sont de nouveau arrondis à zéro. Ces avancées constituent une base utile, mais leur faible ampleur souligne la nécessité d’accélérer nettement la croissance de la production d’électricité bas carbone.



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