Électricité en Qatar en 2025
En 2025, la consommation d’électricité du Qatar repose encore très largement sur les sources fossiles : elles représentent environ 94 % du total, contre près de 6 % pour l’électricité bas carbone. Le solaire, avec environ 5,6 %, fournit presque toute cette électricité propre. Malgré cette avancée, la forte dépendance aux combustibles fossiles souligne l’importance d’accélérer la production bas carbone pour réduire les émissions responsables du changement climatique et la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Qatar ?
La consommation d’électricité par habitant augmente au Qatar : elle atteint environ 20 600 kWh en 2025, contre un précédent record de 19 600 kWh en 2024. Cela représente une hausse de près de 1 000 kWh par personne, soit environ 5 %. La production d’électricité bas carbone par habitant progresse encore plus nettement : elle atteint près de 1 190 kWh, contre seulement 53 kWh lors du précédent record de 2021, soit plus de vingt fois ce niveau. Cette progression encourageante permet de répondre davantage aux besoins électriques avec des sources propres ; elle doit se poursuivre pour accompagner l’électrification et les nouveaux usages, notamment ceux de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour développer son électricité bas carbone, le Qatar peut privilégier une forte expansion du solaire et envisager le nucléaire. Les Émirats arabes unis constituent une référence régionale particulièrement pertinente : le nucléaire y fournit 20 % de l’électricité. La France, où il en fournit environ les deux tiers, illustre aussi sa capacité à soutenir une production propre à grande échelle. Pour le solaire, l’État américain du Nevada, au climat désertique, offre un exemple intéressant avec 35 % de son électricité issue de cette source, tandis que l’Arizona atteint environ 19 %. Le Qatar pourrait également évaluer les possibilités de l’éolien sur les sites favorables, en s’inspirant du Maroc, où cette source fournit 20 % de l’électricité. Ces exemples montrent l’intérêt d’associer plusieurs sources bas carbone pour augmenter la production et diversifier l’approvisionnement.
Histoire
L’histoire récente de l’électricité bas carbone au Qatar présente une rupture nette en 2025. Entre 2020 et 2024, les données indiquent des variations annuelles nulles pour le solaire et les bio-carburants : cette stagnation ne permettait pas d’élargir leur contribution à l’approvisionnement électrique. En 2025, le solaire enregistre au contraire une hausse de 3,5 TWh par rapport à l’année précédente, tandis que la production à partir de bio-carburants reste inchangée. Cette accélération solaire constitue une avancée majeure, à prolonger pour donner une place beaucoup plus importante à l’électricité propre.










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