En 2023, la consommation d’électricité au Mali atteint environ 4,4 TWh : l’Énergie Fossile en fournit près de 2,5 TWh, soit 57 %, contre 1,9 TWh d’électricité Bas Carbone, soit 43 %. L’Énergie hydraulique domine cette production propre avec environ 1,6 TWh, soit près de 38 % du total. La consommation annuelle de 193 kWh par personne ne représente qu’environ 5 % de la moyenne mondiale de 3 794 kWh : elle est donc presque vingt fois inférieure. Ce faible niveau d’électricité disponible peut freiner l’activité économique, limiter les services de santé et d’éducation, et compliquer l’accès au froid alimentaire, aux outils numériques et à l’électrification des usages.
L'électricité augmente-t-elle en Mali ?
Les derniers chiffres ne montrent pas de croissance de la consommation d’électricité par habitant au Mali. En 2023, celle-ci est inférieure de 7 kWh au record de 200 kWh atteint en 2022, soit un recul d’environ 4 %. La production d’électricité Bas Carbone par habitant atteint 78 kWh, contre un record de 82 kWh en 2016 : elle reste donc environ 5 % sous son maximum historique. Ces résultats sont préoccupants pour un pays dont les besoins électriques restent considérables. Ils décrivent toutefois une évolution par habitant et ne suffisent pas, à eux seuls, à déterminer celle de la production totale. Retrouver une croissance soutenue de l’électricité propre serait essentiel pour accompagner le développement et les nouveaux usages numériques.
Suggestions
Pour augmenter sa production Bas Carbone, le Mali pourrait privilégier un déploiement ambitieux du Solaire, associé à des réseaux renforcés et au stockage, tout en étudiant l’Éolien dans les zones favorables. Parmi les références pertinentes, l’Afrique du Sud produit environ 20 TWh d’électricité solaire et 12 TWh d’électricité éolienne ; le Pakistan fournit également un exemple intéressant avec 41 TWh solaires. Ces volumes illustrent les possibilités de développement, sans constituer des objectifs directement transposables au Mali. Le pays devrait aussi envisager le Nucléaire dans sa stratégie de long terme, avec une coopération régionale et internationale pour développer les compétences et les infrastructures nécessaires. L’Afrique du Sud, avec 12 TWh nucléaires, et la France, avec près de 380 TWh, offrent des références utiles pour cette source d’électricité propre. Combiner davantage de Solaire et de Nucléaire permettrait de soutenir la croissance électrique tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles, responsables d’émissions climatiques et de pollution atmosphérique.
Histoire
L’histoire de l’électricité Bas Carbone au Mali est surtout marquée par les fluctuations de l’Énergie hydraulique. En 2000, les Bio-carburants ont progressé de 0,1 TWh, tandis que la production hydraulique est restée stable. Durant les années 2000, l’hydraulique a ensuite gagné 0,2 TWh en 2005, puis 0,1 TWh en 2008 et en 2009, avec des années stables en 2004 et 2006. Les années 2010 ont alterné fortes progressions et reculs : les gains de 0,4 TWh en 2010, de 0,3 TWh en 2014 et de 0,4 TWh en 2016 ont été partiellement compensés par des baisses en 2013, 2015 et 2018, particulièrement celle de 0,3 TWh en 2015. Au début des années 2020, le Solaire et l’hydraulique ont chacun gagné 0,1 TWh en 2020 ; en 2021, le Solaire est resté stable et l’hydraulique a reculé de 0,1 TWh, avant de rebondir de 0,3 TWh en 2022. Cette trajectoire souligne l’intérêt de diversifier et d’accélérer la croissance de la production électrique propre.











