De juin 2025 à mai 2026, près de quatre cinquièmes de l’électricité consommée en Malaisie provenaient de sources fossiles, soit environ 78 %. Le charbon représentait 43 % du total et le gaz 34 %. L’électricité bas carbone fournissait les 22 % restants, principalement grâce à l’énergie hydraulique, qui assurait 17 % du total. Les bio-carburants contribuaient à hauteur d’environ 3 %, tandis que le solaire représentait à peine 2 %. Le mix électrique reste donc largement dominé par les combustibles fossiles, dont la combustion contribue au changement climatique et à la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Malaisie ?
La consommation d’électricité par habitant progresse, mais très légèrement : le niveau indiqué pour 2026 atteint 5 364 kWh par personne, contre un précédent record de 5 338 kWh en 2019. Ce gain de 26 kWh représente seulement 0,5 %, soit un dépassement modeste après plusieurs années. En revanche, la production d’électricité bas carbone recule à 1 155 kWh par personne, contre un record de 1 172 kWh en 2025, soit une baisse de 17 kWh, ou environ 1,5 %. Ce recul est préoccupant : la Malaisie a besoin d’une croissance plus soutenue de son électricité propre pour accompagner l’électrification et les nouveaux besoins numériques, notamment ceux de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour augmenter sa production bas carbone, la Malaisie pourrait accélérer le déploiement du solaire sur les toitures et dans de grandes installations, tout en préparant l’introduction du nucléaire. Parmi les exemples asiatiques, le Pakistan tire environ 24 % de son électricité du solaire et le Sri Lanka 15 %, contre moins de 2 % en Malaisie : ces résultats offrent des pistes à étudier pour développer les investissements et les raccordements au réseau. Pour le nucléaire, la Corée du Sud, où il fournit un quart de l’électricité, constitue une référence régionale pertinente en matière de compétences industrielles et de planification. Les Émirats arabes unis, avec 20 % d’électricité nucléaire, offrent aussi un exemple de diversification électrique. Enfin, la France, où le nucléaire représente environ deux tiers de la production électrique, illustre la contribution majeure que cette source propre peut apporter. Associer davantage de solaire, du nucléaire et des réseaux renforcés permettrait de développer l’offre électrique tout en réduisant la dépendance au charbon et au gaz.
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone en Malaisie est surtout marquée par l’hydraulique. Entre les années 1980 et le début des années 2000, sa progression a été irrégulière : des hausses de 1,7 TWh en 1984 et en 1994, puis de 2,7 TWh en 1999, ont alterné avec plusieurs baisses, notamment de 1,8 TWh en 2002. Après une hausse de 1,3 TWh en 2006, l’expansion s’est nettement accélérée dans les années 2010 : les gains annuels ont atteint 1,2 à 2,8 TWh entre 2011 et 2014, puis 6,1 TWh en 2016 et 6,6 TWh en 2017. Au début des années 2020, l’hydraulique a encore gagné 1,1 TWh en 2020 et 2,9 TWh en 2021 ; après un recul décevant de 1 TWh en 2023, elle a rebondi de 3 TWh en 2024. Les bio-carburants ont également contribué à la production bas carbone, avec des hausses de 1,2 TWh en 2009 et de 3,3 TWh en 2022. Ces avancées constituent une base utile pour une nouvelle phase de croissance de l’électricité propre, portée notamment par le solaire et le nucléaire.
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.






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