En 2025, le Royaume-Uni connaît un paysage de consommation d'électricité majoritairement dominé par des sources d'énergie bas carbone. Plus de la moitié de l'électricité est générée par ces sources propres, à savoir l'éolien, le nucléaire, le solaire et les bio-carburants qui ensemble représentent plus de 60% du total. L'éolien est une composante majeure, fournissant un peu moins d'un tiers de l'électricité, tandis que le nucléaire contribue à un peu plus d'un dixième. Le fossile, en grande partie grâce au gaz, représente environ 30% des besoins énergétiques du pays. Les imports nets ajoutent une petite part d'environ 9%, et l'énergie hydraulique contribue de manière modeste avec un peu plus de 2%. Globalement, la part significative de l'énergie bas carbone est une bonne nouvelle pour la lutte contre le changement climatique et la réduction de la pollution de l'air.
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L'électricité augmente-t-elle en Royaume-Uni ?
Toutefois, malgré cette tendance positive vers des sources bas carbone, la consommation totale d'électricité au Royaume-Uni a diminué par rapport au pic de 2005. En 2025, la consommation par personne atteint environ 4519 kWh, marquant une baisse préoccupante de 2192 kWh par rapport au record de 2005. De plus, bien que les sources bas carbone dominent le mix électrique, leur production par personne est légèrement en déclin, avec une génération de 2716 kWh en 2025 contre un record précédent de 2736 kWh en 2020. Cette stagnation dans la transition vers une électricité plus propre et l'absence de croissance globale de la consommation électrique sont préoccupantes, surtout face à une demande croissante stimulée par l'électrification de divers secteurs économiques et le développement de technologies comme l'intelligence artificielle.
Suggestions
Pour augmenter la production d'électricité bas carbone, le Royaume-Uni pourrait investir davantage dans l'expansion de ses capacités nucléaires et éoliennes, secteurs déjà bien établis. Inspiré par des pays voisins comme la France et la Slovaquie, où le nucléaire représente une majorité substantielle de la production électrique, il serait pertinent pour le Royaume-Uni d'intensifier ses efforts dans cette voie. L'exemple du Danemark, qui tire 60% de son électricité de l'éolien, souligne également le potentiel de cette source d'énergie. Par ailleurs, en observant les succès liés à l'énergie solaire dans des États américains comme le Nevada où 34% de l'électricité provient du solaire, le Royaume-Uni pourrait aussi étendre ses investissements dans cette technologie. Ainsi, en s'inspirant des réussites internationales et en renforçant ses infrastructures nucléaires et solaires, le Royaume-Uni pourrait assurer un futur énergétique plus propre et durable.
Histoire
Dans l'histoire récente de l'électricité bas carbone au Royaume-Uni, le nucléaire a connu une période de hausse durant les années 1980, avec des augmentations notables en 1984 et 1985. Cependant, les décennies suivantes ont vu des reculs significatifs, notamment dès l'année 2000 avec une série de déclins réguliers. Les années 2000 ont donc été marquées par des baisses préoccupantes de la production nucléaire. En parallèle, l'énergie éolienne a connu une montée en puissance à partir de 2013, avec des augmentations soutenues chaque année jusqu'à 2022. Ces développements illustrent un engagement progressif vers l'éolien, mais soulignent aussi la nécessité de renforcer le nucléaire pour garantir une production stable et faible en émissions de carbone.


