D’août 2025 à juillet 2026, près des deux tiers de l’électricité consommée au Monténégro provenaient de sources bas carbone, soit environ 66 %. L’énergie hydraulique occupait la première place avec un peu plus de la moitié du total, devant l’éolien, à environ 9 %, et le solaire, à 4 %. L’électricité d’origine fossile représentait presque un quart de la consommation et provenait entièrement du charbon. Les imports nets couvraient les quelque 10 % restants ; leur origine n’étant pas précisée, ils ne peuvent pas être classés ici comme bas carbone ou fossiles.
L'électricité augmente-t-elle en Monténégro ?
Les chiffres disponibles ne permettent pas de déterminer si la consommation d’électricité augmente actuellement d’une année sur l’autre, mais ils montrent qu’elle reste nettement inférieure à son sommet historique. En 2026, elle atteint environ 5 500 kWh par personne, contre 7 600 kWh en 2006, soit près de 2 100 kWh de moins et un recul d’environ 28 %. La production d’électricité bas carbone atteint quant à elle environ 3 600 kWh par personne, contre un record de 4 350 kWh en 2010 : elle reste donc inférieure d’environ 750 kWh, soit 17 %. Cet écart est préoccupant : davantage d’électricité propre serait souhaitable pour accompagner l’électrification et les nouveaux usages, notamment ceux liés à l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour accroître sa production bas carbone, le Monténégro pourrait accélérer le déploiement du solaire et de l’éolien, tout en étudiant une contribution du nucléaire, notamment dans un cadre de coopération régionale. Des exemples proches sont particulièrement instructifs : le solaire représente 40 % de la production d’électricité en Macédoine du Nord, 18 % en Albanie et 17 % en Grèce, bien au-delà des 4 % monténégrins. La Grèce produit également 21 % de son électricité grâce à l’éolien, ce qui offre une référence régionale pour développer cette filière. Pour le nucléaire, la Slovénie et la Bulgarie, où il fournit respectivement 40 % et 37 % de l’électricité, montrent l’importance que cette source propre peut prendre dans un bouquet électrique régional. Combiner davantage de solaire, d’éolien et une contribution nucléaire permettrait de compléter l’hydraulique, d’augmenter l’offre d’électricité et de remplacer progressivement le charbon, responsable d’émissions de gaz à effet de serre et de pollution atmosphérique.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’histoire présentée de l’électricité bas carbone au Monténégro est surtout celle des fluctuations de l’énergie hydraulique. Après une baisse de 0,5 TWh en 2007, trois hausses successives entre 2008 et 2010 ont apporté au total 1,5 TWh supplémentaire. Le début des années 2010 a ensuite été marqué par une forte chute de 1,5 TWh en 2011, suivie d’un rebond cumulé de 1,3 TWh en 2012 et 2013. Entre 2014 et 2019, les reculs ont alterné avec des reprises, notamment une hausse de 1,1 TWh en 2018, sans progression durable. Depuis 2020, cette irrégularité persiste : les gains de 2021 et 2023 ont été entrecoupés de baisses, puis la production a encore diminué en 2024 et 2025 avant de remonter de 0,4 TWh en 2026. Ce dernier rebond est bienvenu, mais cette trajectoire souligne l’intérêt de développer d’autres sources bas carbone pour installer une croissance plus soutenue de l’électricité propre.
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (août 2025 – juil. 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.










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