Électricité en Mongolie en 2024
En Mongolie, la consommation d'électricité repose principalement sur des sources fossiles. Plus de deux tiers de l'électricité sont générés à partir de charbon, ce qui représente 68 % de la production totale. Les imports nets d'électricité constituent également environ un cinquième de la consommation totale, montrant une dépendance importante envers les ressources extérieures. Malheureusement, les sources bas carbone, qui incluent l'éolien et le solaire, n'occupent qu'une petite fraction du mix énergétique, avec près de 5 % provenant de l'éolien et moins de 2 % du solaire. L'absence de nucléaire dans la production d'électricité empêche la Mongolie de tirer parti de cette source fiable et stable de production d'énergie propre. Cette dépendance envers les énergies fossiles contribue au changement climatique et à la pollution atmosphérique, soulignant le besoin urgent d'accroître la part des énergies bas carbone.
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L'électricité augmente-t-elle en Mongolie ?
La consommation d'électricité en Mongolie est en hausse, ce qui est une bonne nouvelle pour répondre aux besoins énergétiques croissants. En 2024, la consommation d'électricité par personne a atteint 3036 kWh, soit 90 kWh de plus que le record précédent établi en 2023. Cependant, l'augmentation de l'électricité totale ne s'accompagne pas d'une hausse des énergies bas carbone. En effet, la production d'électricité bas carbone par personne a diminué depuis son record de 2021, passant à 232 kWh en 2024, soit une baisse de 16 kWh. Cette situation est préoccupante, car la transition vers des sources d'énergie plus propres est cruciale pour un avenir énergétique durable.
Suggestions
Pour augmenter la production d'électricité bas carbone, la Mongolie peut s'inspirer des régions ayant réussi dans ce domaine. Le Danemark et l'Iowa, par exemple, exploitent successivement 60 % et 58 % de leur électricité à partir de l'éolien, ce qui montre une utilisation optimisée de ressources naturelles pour produire de l'énergie propre. En matière de solaire, la Californie et le Nevada se démarquent, générant respectivement 31 % et 34 % de leur électricité grâce à cette technologie. L'intégration du nucléaire reste également une option viable, comme l'illustrent la France et la Slovaquie, où plus de 65 % de l'électricité provient du nucléaire. En adoptant ces stratégies diversifiées, la Mongolie pourrait significativement améliorer sa production d'électricité propre et réduire sa dépendance aux ressources fossiles.
Histoire
En examinant l'historique de l'électricité bas carbone en Mongolie, on observe un développement modeste. Depuis 2013, l'énergie éolienne commence à prendre une place discrète avec une croissance lente mais positive. Cependant, cette progression est marquée par quelques phases de stagnation, comme en 2015 et 2018, où aucune capacité supplémentaire n'a été ajoutée. La production solaire a connu ses balbutiements à partir de 2017, mais, à l'instar de l'éolien, la croissance reste limitée. Notons une légère diminution de l'éolien en 2022, ce qui montre la fragilité actuelle du secteur. Cette situation met en lumière la nécessité de politiques robustes pour soutenir et accélérer le développement des énergies bas carbone, notamment par l'installation de capacités nouvelles en éolien, solaire et potentiellement nucléaire, afin d'assurer un avenir énergétique propre et stable.







