Électricité en Malte en 2025/2026
À Malte, sur les douze mois allant de juin 2025 à mai 2026, plus de la moitié de l’électricité consommée provient de l’énergie fossile : environ 57 %, presque entièrement du gaz, qui représente 56 % du total. Les imports nets couvrent près d’un tiers de la consommation, soit 32 %, mais les données ne précisent pas leur composition et ne permettent donc pas de les classer comme bas carbone ou fossiles. La production locale bas carbone couvre environ 11 % de la consommation d’électricité, essentiellement grâce au solaire, qui en fournit à lui seul près de 11 %.
L'électricité augmente-t-elle en Malte ?
La consommation d’électricité par habitant progresse et atteint un nouveau record en 2026 : environ 5 970 kWh, contre 5 850 kWh en 2025. L’augmentation indiquée est d’environ 115 kWh par personne, soit près de 2 %. La production d’électricité bas carbone par habitant atteint également un sommet, à 683 kWh, contre 667 kWh en 2025, avec une hausse indiquée d’environ 17 kWh, soit près de 2,5 %. Ces progrès sont encourageants, mais restent modestes : accélérer la croissance de l’électricité propre permettrait de mieux accompagner l’électrification et les nouveaux besoins, notamment ceux liés à l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour augmenter sa production d’électricité bas carbone, Malte devrait d’abord développer davantage le solaire, déjà au cœur de sa production propre, notamment sur les toitures et les surfaces déjà aménagées. Chypre constitue une référence particulièrement pertinente pour une île méditerranéenne : le solaire y fournit 23 % de l’électricité, comme en Espagne. Les États américains du Nevada et de Californie atteignent respectivement 35 % et 31 %, illustrant le potentiel d’une expansion ambitieuse. Malte pourrait aussi étudier l’éolien, en s’inspirant de l’Irlande, où il fournit 35 % de l’électricité. Enfin, elle devrait envisager une contribution du nucléaire à son approvisionnement futur, par l’étude de projets adaptés et de coopérations régionales : la France produit environ deux tiers de son électricité grâce au nucléaire, et la Slovénie 40 %. Combiner solaire, éolien et nucléaire aiderait à réduire la dépendance au gaz ainsi que les émissions responsables du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
L’historique fourni, de 2011 à 2026, affiche des variations annuelles de production solaire de 0 TWh pendant toutes les années renseignées. Les bio-carburants présentent également une variation de 0 TWh en 2011, 2012, 2020 et 2025. Ces valeurs, exprimées avec une précision limitée, ne prouvent toutefois ni une absence de production ni une stagnation absolue : de petites augmentations peuvent disparaître dans l’arrondi. Elles ne permettent donc pas de retracer précisément le développement du solaire, dont la contribution actuelle est pourtant bien visible. La récente hausse de la production bas carbone par habitant constitue un signe positif ; une progression plus soutenue, documentée par des données plus fines, permettrait de mieux mesurer les avancées de Malte vers davantage d’électricité propre.
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juin 2025 – mai 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.











