Au Kenya, la consommation actuelle d'électricité se situe aux alentours de 249 kWh par personne par an, bien en dessous de la moyenne mondiale de 3649 kWh par personne. Plus de la moitié de l'électricité consommée au Kenya provient de sources bas carbone, avec l'énergie géothermique en tête, suivie par l'hydroélectricité et l'éolien. Les imports nets constituent également une petite partie de cette électricité bas carbone. Toutefois, la contribution des sources d'énergie fossile est négligeable, laissant le pays dépendant principalement des sources d'énergie propres pour ses besoins énergétiques. Cette faible consommation d'électricité par habitant peut limiter le développement économique, l'accès à la modernisation technologique et à la qualité de vie. De plus, l'augmentation de la capacité de génération d'électricité est cruciale pour répondre à la demande croissante due à l'électrification et au développement rapide des technologies IA.
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L'électricité augmente-t-elle en Kenya ?
Concernant la croissance de l'électricité au Kenya, une légère hausse a été observée par rapport à l'année précédente, passant de 242 kWh/personne en 2023 à 249 kWh/personne en 2024. Néanmoins, cela représente un changement marginal et signale que la hausse de la consommation d'électricité n'est pas à la hauteur des attentes pour soutenir un développement socio-économique robuste. Quant à l'électricité bas carbone, la génération a légèrement diminué d'un point de 209 kWh/personne en 2020 à 208 kWh/personne récemment, ce qui suscite des inquiétudes quant à la stagnation de la transition vers des sources énergétiques plus durables et propres.
Suggestions
Pour renforcer la génération d'électricité bas carbone au Kenya, il serait stratégique de miser davantage sur l'expansion de l'énergie éolienne, déjà une composante significative du mix énergétique kenyan. Le Kenya pourrait s'inspirer du succès de pays tels que la République Populaire de Chine et l'Allemagne qui ont respectivement accru significativement leur production solaire et éolienne. De même, l'implantation et l'expansion de l'énergie nucléaire, comme le montre son succès aux États-Unis, en France et en Chine, permettrait d'augmenter considérablement la capacité de génération d'électricité propre. L'intégration de ces stratégies contribuerait non seulement à la réduction des émissions de carbone mais également à la garantie d'une approvisionnement énergétique robuste et pérenne.
Histoire
Historiquement, l'électricité bas carbone au Kenya a connu plusieurs évolutions notables au cours des dernières décennies. Dans les années 2000, l'énergie hydraulique a subi des fluctuations, avec d'importantes baisses en 1999 et 2000, suivies d'une récupérations en 2001 et 2002. Vers le milieu des années 2010, l'énergie géothermique a connu un essor remarquable avec une augmentation significative en 2014. À mesure que nous approchons des années 2020, l'éolien a également commencé à jouer un rôle plus important avec une forte augmentation de sa génération en 2019 et la poursuite de cette tendance en 2021. Toutefois, les récents progrès en géothermique et en hydroélectricité montre une capacité de récupération et d'expansion, bien que l'intermittence de la génération hydraulique reste un défi persistant. Ces tendances suggèrent l'importance de diversifier et de sécuriser l'approvisionnement en électricité propre pour l'avenir énergétique du Kenya.