Électricité en Iran en 2025
En 2025, la consommation d'électricité en Iran est fortement dominée par l'énergie fossile. Environ 97 % de l'électricité provient de sources fossiles, avec une majorité de gaz naturel qui représente près de trois quarts de la consommation. Le fioul complète cette part avec un peu plus de 20 %. En revanche, l'énergie bas carbone est presque inexistante, atteignant à peine 3,5 %, entièrement générée par l'énergie hydraulique. Cette situation met en évidence la dépendance persistante de l'Iran aux combustibles fossiles, contribuant aux émissions de gaz à effet de serre et à la pollution de l'air, et souligne la nécessité urgente de diversifier et de verdir son mix électrique.
L'électricité augmente-t-elle en Iran ?
La consommation électrique par habitant en Iran connaît une chute dramatique. En 2025, elle s'élève à 1168 kWh par personne, en forte baisse par rapport au précédent record de 4245 kWh par personne enregistré en 2024. La production d'électricité bas carbone par habitant suit la même tendance négative, passant de 477 kWh en 2019 à seulement 41 kWh en 2025. Cette réduction alarmante de la production d'électricité totale et bas carbone est préoccupante et constitue un frein à l'électrification progressive et au développement durable du pays.
Suggestions
L'Iran pourrait prendre exemple sur des pays qui ont réussi à augmenter leur part d'électricité bas carbone, en particulier en investissant dans le solaire et le nucléaire. Des pays comme la France et la Slovaquie ont incorporé une forte part de nucléaire, respectivement à 67 % et 66 %, ce qui montre l'efficacité de cette technologie pour décarboner l'énergie. Dans le domaine de l'énergie solaire, l'État du Nevada et le Liban ont montré des succès avec plus de 30 % de leur électricité provenant du solaire. En intégrant des stratégies semblables à celles de ces régions, l'Iran pourrait faire croître rapidement sa production d'électricité verte, répondant ainsi à ses demandes énergétiques futures tout en réduisant son impact environnemental.
Histoire
Dans le passé, l'Iran a montré une volonté intermittente de développer son secteur bas carbone, mais avec des avancées variables. Dans les années 1990, l'énergie hydraulique a eu un impact modeste, avec un accroissement limité et une baisse notable en 1994. Un rebond est observé au début des années 2000, avant de subir une nouvelle baisse significative en 2008. La décennie suivante voit l'arrivée du nucléaire, qui a connu des augmentations irrégulières, avec une baisse notable en 2021 critiquée pour son impact sur la production bas carbone. L'hydroélectricité a connu des fluctuations importantes, avec un pic en 2019 suivi de déclins récents. Afin de surmonter ces défis historiques, il est crucial pour l'Iran d'adopter une stratégie claire et engagée pour promouvoir le nucléaire et le solaire, favorisant un avenir énergétique propre.









