En 2023, la consommation d'électricité en République du Congo se caractérise par une forte dépendance aux sources d'énergie fossile. Plus des trois quarts de l'électricité sont générés par des combustibles fossiles, le gaz représentant près de 74 %. En revanche, les ressources en énergie bas carbone, principalement l'énergie hydraulique, contribuent à un peu plus de 20 % de la production totale. Cette répartition montre une nette prépondérance des énergies fossiles sur les sources d'énergie plus écologiques, ce qui soulève des préoccupations en termes d'impact environnemental et de durabilité à long terme.
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L'électricité augmente-t-elle en Congo-Brazzaville ?
L'augmentation de la consommation d'électricité par habitant en 2023 par rapport à l'année précédente est un signe encourageant de croissance énergétique au Congo-Brazzaville. Cette progression, bien que modeste, se traduit par une augmentation de 21 kWh/personne, atteignant ainsi 836 kWh/personne. Cependant, il est préoccupant de constater une diminution de la production d'électricité bas carbone par habitant par rapport à son niveau record de 2018. Là où auparavant, le Congo-Brazzaville générait 226 kWh/personne en énergie bas carbone, ce nombre est tombé à 173 en 2023, montrant une régression dans l'utilisation des sources d'énergie propres, surtout à un moment où il est important d'augmenter les capacités en énergies bas carbone, telles que l'éolien, le solaire et le nucléaire, pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
Suggestions
Pour accroître la production d'électricité bas carbone, le Congo-Brazzaville peut prendre exemple sur des pays dont la transition énergétique est mieux réussie. À ce titre, les programmes nucléaires de la France et de l'Ukraine, qui puisent respectivement 70 % et 55 % de leur électricité de sources nucléaires, offrent des modèles pertinents. En outre, la contribution significative de l'énergie éolienne dans des États comme l'Iowa et le Danemark, où elle représente plus de 50 % de la production électrique, signale une direction intéressante à explorer pour accroître la part des énergies bas carbone. De même, l’engagement de pays comme le Liban et la Californie dans le développement de l'énergie solaire, qui constitue environ un tiers de leur production, montre comment l'adoption solaire pourrait aider à diversifier le mix énergétique du Congo et à s'éloigner des énergies fossiles vers un avenir énergétique plus propre et durable.
Histoire
Au cours des dernières décennies, l'évolution de la production d'électricité bas carbone au Congo-Brazzaville a montré des flux et des reflux notables. Dans les années 1980, l'énergie hydraulique a connu de modestes augmentations annuelles, contribuant à une augmentation de 0,1 TWh de manière régulière. Cependant, la décennie suivante a été marquée par quelques reculs et une augmentation significative en 2000 de 0,2 TWh. Les années 2010 ont vu une reprise majeure, avec une augmentation notable en 2011. Ces fluctuations soulignent le défi pour le pays de stabiliser et d'accroître progressivement sa capacité de production bas carbone. Profiter de cette opportunité et investir dans l'énergie solaire et nucléaire pourrait non seulement stabiliser mais aussi augmenter la contribution des énergies propres à l'avenir.




