Électricité en Sahara occidental en 2009
En 2009, la consommation d’électricité au Sahara occidental atteint environ 230 kWh par personne, contre près de 3 800 kWh en moyenne mondiale : elle représente donc seulement 6 % de cette moyenne, soit près de 17 fois moins. La production d’électricité bas carbone indiquée est nulle. Toutefois, les données ne précisent ni la répartition entre les sources d’énergie fossile, ni les éventuels imports nets : on ne peut donc pas établir précisément la composition de l’électricité consommée. Un niveau d’approvisionnement électrique aussi faible peut freiner l’accès aux soins, à la réfrigération, au dessalement et aux activités économiques, tout en limitant les possibilités d’électrification.
L'électricité augmente-t-elle en Sahara occidental ?
Les chiffres disponibles ne montrent pas de croissance par rapport au sommet historique. Avec 228 kWh consommés par personne en 2009, le Sahara occidental reste inférieur au record de 302 kWh atteint en 2002, soit une baisse de 74 kWh par personne, ou environ un quart. Cela ne permet toutefois pas de connaître l’évolution de chaque année intermédiaire. La production d’électricité bas carbone demeure à zéro kWh par personne, comme lors du précédent record indiqué pour 2000. Cette stagnation est préoccupante : développer davantage d’électricité propre permettrait de soutenir les services essentiels et la demande future.
Suggestions
Pour augmenter sa production bas carbone, le Sahara occidental pourrait privilégier le solaire, compléter celui-ci par l’éolien et renforcer les réseaux ainsi que le stockage. Parmi les régions pertinentes, les milieux arides offrent des exemples intéressants : les Émirats arabes unis produisent 14 TWh d’électricité solaire, le Chili 23 TWh et l’État américain de l’Arizona également 23 TWh. L’Espagne, avec environ 67 TWh solaires et 58 TWh éoliens, illustre aussi l’intérêt de combiner ces deux sources. Le nucléaire mérite également d’être étudié dans une perspective de coopération et d’interconnexion régionale pour fournir une électricité bas carbone en continu : les Émirats arabes unis en produisent environ 32 TWh et la France 376 TWh. Ces volumes sont des exemples de déploiement, et non des objectifs directement transposables au Sahara occidental. Une expansion adaptée du solaire et un accès à l’électricité nucléaire pourraient contribuer à répondre aux besoins croissants sans accroître les émissions et la pollution atmosphérique liées aux combustibles fossiles.
Histoire
L’historique fourni reste très limité : aucune série annuelle de variations de production par source n’accompagne les données. Les seuls repères disponibles sont une production bas carbone nulle par personne en 2000 et toujours nulle en 2009. Ils indiquent donc une absence de progrès mesuré entre ces deux points, sans permettre de reconstituer les évolutions intermédiaires ni de distinguer l’histoire du solaire, de l’éolien ou du nucléaire. Pour les années 2000, le constat documenté est ainsi celui d’un développement de l’électricité bas carbone qui reste à engager.











