En 2023, la consommation d’électricité au Libéria atteignait seulement 71 kWh par personne, contre 3 794 kWh en moyenne mondiale : environ 53 fois moins. La production d’électricité bas carbone représentait 24 kWh par personne, soit l’équivalent d’environ un tiers de cette consommation. Les données fournies ne précisent pas la répartition du reste entre production à partir d’énergie fossile et imports nets ; il ne faut donc pas l’attribuer entièrement aux combustibles fossiles. Ce niveau d’approvisionnement très faible peut limiter l’accès aux soins, à l’éducation, à la réfrigération et aux activités productives. Accroître l’électricité propre disponible est essentiel pour améliorer les conditions de vie et accompagner l’électrification.
L'électricité augmente-t-elle en Libéria ?
Les chiffres de 2023 ne témoignent pas d’une croissance par rapport aux records historiques, même s’ils ne permettent pas de déterminer l’évolution sur la seule dernière année. La consommation totale reste inférieure de 344 kWh par personne au record de 415 kWh atteint en 1980, soit une baisse d’environ 83 %. La production bas carbone, à 24 kWh par personne, est également très éloignée du record de 156 kWh de 1980 : elle a reculé de 132 kWh, soit environ 85 %. Ce retard préoccupant souligne la nécessité de relancer durablement la production d’électricité propre et son accès pour la population.
Suggestions
Pour augmenter sa production bas carbone, le Libéria pourrait développer le solaire, aussi bien dans des installations raccordées au réseau que dans des mini-réseaux desservant les communautés éloignées, tout en renforçant les réseaux et le stockage. Parmi les exemples africains fournis, l’Afrique du Sud produit environ 20 TWh d’électricité solaire, 12 TWh d’éolien et 12 TWh de nucléaire : une illustration de la complémentarité de ces sources propres, sans constituer un modèle directement transposable. Le Libéria pourrait aussi tirer des enseignements du déploiement solaire en Inde et au Brésil, qui produisent respectivement environ 205 et 88 TWh. Pour le nucléaire, les expériences de la France, avec 376 TWh, et du Pakistan, avec 22 TWh, offrent des pistes en matière de formation et de coopération technique. Le Libéria devrait en étudier l’intégration à long terme, notamment dans un cadre régional, parallèlement à un déploiement rapide du solaire.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone présentée ici concerne l’énergie hydraulique. Au début des années 1980, la production est restée stable de 1981 à 1983, avant de diminuer d’environ 0,1 TWh en 1984 puis de regagner autant en 1985. Elle n’a ensuite enregistré aucune variation dans les données de 1986 à 1989. Après une période non documentée dans cette série, une hausse d’environ 0,1 TWh apparaît en 2018, suivie d’une stagnation de 2019 à 2023. Ce dernier progrès est encourageant, mais l’absence de croissance ultérieure est préoccupante au regard des besoins considérables du pays : une nouvelle phase d’expansion de l’électricité bas carbone est nécessaire.











