Mise à jour des sources de données pour la République populaire de Chine
Environ la moitié de la croissance mondiale de la production d’électricité cette année a eu lieu dans un seul pays : la République populaire de Chine. Il est donc essentiel de mesurer avec précision les données chinoises. Jusqu’à récemment, nous importions les données mensuelles sur l’électricité en Chine à partir de deux sources : Ember, qui les publie avec un décalage d’environ un mois (les données d’août sont ainsi publiées fin septembre), et l’AIE, qui les publie environ deux mois et demi après la période considérée. Nous utilisons désormais comme source principale les données provenant directement des organismes publics chinois.
La première source de données est le Bureau national des statistiques de Chine. Il fournit des données mensuelles sur la production d’électricité thermique, hydraulique, nucléaire, éolienne et solaire, avec un délai de publication inférieur à un mois. Ces données présentent toutefois plusieurs particularités à prendre en compte :
- Les données du Bureau national des statistiques ne couvrent que la « production d’électricité des entreprises industrielles dépassant le seuil de taille défini » (entreprises industrielles au-dessus du seuil réglementaire). Il s’agit uniquement des entreprises dont le chiffre d’affaires annuel de l’activité principale atteint au moins 20 millions de yuans. Les installations photovoltaïques décentralisées en toiture et les petites centrales ne sont donc pas incluses.
- La production thermique n’est pas ventilée par source : nous ne disposons pas de chiffres distincts pour le charbon, le gaz, le pétrole et les biocombustibles.
- Il n’existe pas de données distinctes pour janvier et février. Des données sont disponibles pour le premier trimestre ainsi que pour le mois de mars, ce qui permet de connaître le total de janvier et février, mais pas les chiffres de chaque mois. Il s’agit d’une caractéristique générale des statistiques chinoises, destinée à éliminer les fluctuations liées à la fête du Printemps, qui a lieu en janvier ou en février.
Heureusement, il existe une deuxième source de données : l’Administration nationale de l’énergie (NEA). Elle publie régulièrement des communiqués de presse indiquant la consommation mensuelle totale d’électricité (comme celui-ci), ainsi que la production trimestrielle totale d’électricité solaire et éolienne (comme celui-ci). Liste complète des communiqués de presse de la NEA.
Nous avons combiné ces deux sources de données. Nous utilisons les chiffres de consommation mensuelle totale de la NEA. Nous ajustons proportionnellement les chiffres mensuels de production solaire, éolienne et hydraulique du Bureau national des statistiques afin que leur somme corresponde aux totaux trimestriels de la NEA. Nous estimons la production mensuelle d’électricité à partir de biocombustibles sur la base des données trimestrielles de la NEA, en supposant qu’elle représente une part identique de la production totale de chaque mois du trimestre. Pour janvier et février, nous divisons simplement le total en deux. Nous avons choisi de ne pas ventiler la production d’électricité d’origine fossile par source, car nous ne pensons pas qu’une telle estimation soit utile.
Ainsi, nos totaux trimestriels et annuels correspondent aux données officielles de la NEA. Pour 2024, le total d’électricité obtenu avec ces données dépasse de 428,51 TWh celui de l’AIE. Cela s’explique principalement par une production d’électricité d’origine fossile plus élevée dans les données officielles que dans celles de l’AIE, tandis que les chiffres d’Ember et de l’Energy Institute sont très proches des données officielles. L’autre différence majeure concerne la production hydroélectrique, nettement plus élevée dans les données officielles que dans toutes les autres sources.
Nous avons créé un nouvel outil de comparaison des sources de données, qui permet de comparer les chiffres de toutes les sources, pour l’ensemble des années, des mois et des unités.











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