En 2023, la consommation d'électricité au Ghana montre une prédominance de l'énergie fossile, qui représente plus de 60 % de l'électricité totale, principalement à partir de gaz avec une contribution de près de 60 %. Les sources bas carbone, qui consistent presque entièrement en énergie hydraulique, représentent un peu plus de 38 % de la production totale. En revanche, l'énergie nucléaire ou d'autres formes d'énergie bas carbone ne sont pas indiquées dans les données disponibles pour le Ghana. Bien que l'énergie hydraulique ait un rôle clé, il est clair que le pays dépend fortement des combustibles fossiles pour alimenter sa demande électrique actuelle, ce qui entraîne des conséquences environnementales telles que le changement climatique et la pollution de l'air.
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L'électricité augmente-t-elle en Ghana ?
Quant à la croissance du secteur électrique au Ghana, la consommation s'élève à 719 kWh par personne en 2023, ce qui reflète une légère augmentation de 18 kWh par personne comparé à l'année précédente, marquant une progression continue. Cependant, la production d'électricité bas carbone, en particulier, semble être en déclin sur le long terme. Comparée au record historique de 1980, elle est en baisse de 167 kWh par personne en 2023. Cette divergence significative entre l'expansion générale de la consommation d'électricité et la contraction de la part bas carbone indique une nécessité urgente d'investir dans des solutions d'énergie verte et durable pour répondre à la demande croissante sans aggraver l'empreinte carbone.
Suggestions
Pour augmenter la génération d'électricité bas carbone, le Ghana pourrait s'inspirer de certaines régions ayant réussi dans ce domaine. Par exemple, l'adoption de l'énergie nucléaire, très efficace en France avec 70 % de sa production électrique, pourrait être envisagée. En termes d'énergie éolienne, des pays comme l'Uruguay, qui atteint 33 % de sa production par cette voie, pourraient servir d'exemple pour mieux intégrer l'éolien au mix énergétique du Ghana. En outre, les États comme la Californie, qui génère presque un tiers de son électricité grâce à l'énergie solaire, offrent des modèles possibles pour l'expansion de l'énergie solaire au Ghana. Une combinaison stratégique d'énergie nucléaire et solaire pourrait donc non seulement stabiliser le mix énergétique mais aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre à long terme.
Histoire
Historiquement, la production d'électricité bas carbone au Ghana a été largement dominée par l'énergie hydraulique. Dans les années 1980, notamment en 1983 et 1984, elle a subi des baisses notables de production, suivies de récupérations dans certaines années comme en 1985 et 1986. Au cours des années 1990, l'énergie hydraulique a montré une certaine stabilité avec de petites augmentations en 1990 et en 1996. Toutefois, la fin des années 1990 a connu une baisse sévère en 1998. Le début du 21ème siècle a apporté des fluctuations, mais la décennie contemporaine a vu une augmentation de 2022 à 2023. Il est crucial que le pays s'efforce non seulement de stabiliser, mais aussi de diversifier et d'augmenter la part de l'énergie bas carbone pour éviter de futures vulnérabilités et répondre efficacement à la demande croissante.


