Actuellement, la consommation d'électricité au Kirghizistan en 2025 présente une majorité notable d'énergie bas carbone, principalement grâce à l'énergie hydraulique, qui constitue plus de deux tiers (68,55%) de l'approvisionnement total en électricité. Les énergies fossiles, quant à elles, représentent environ 17,5% de la consommation, avec le charbon constituant la plus grande part parmi les sources fossiles, à près de 14%. Les imports nets complètent le tableau avec près de 14%, indiquant une dépendance substantielle envers les sources externes pour répondre aux besoins énergétiques du pays. Il est essentiel pour le Kirghizistan de réduire cette dépendance en augmentant la production interne de sources d'énergie propre et durable, car une utilisation excessive d'énergie fossile contribue aux impacts négatifs sur le climat et la pollution atmosphérique.
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L'électricité augmente-t-elle en Kirghizistan ?
En examinant l'évolution de la consommation d'électricité, il apparaît que le Kirghizistan n'a pas encore retrouvé son niveau de consommation d'électricité des années précédentes. En 2025, la consommation d'électricité par personne est de 2322 kWh, ce qui représente une baisse de 1206 kWh par rapport au record historique de 1990. De plus, la production actuelle d'électricité bas carbone, de 1592 kWh par personne, est inférieure de 971 kWh par rapport au record de 1996. Cette stagnation et même cette diminution de la consommation et de la production d'électricité bas carbone posent un défi sérieux pour l'avenir de l'énergie propre au Kirghizistan. Étant donné l'importance croissante de l'électrification et la pression pour réduire les émissions de carbone, il est décevant de constater une telle régression.
Suggestions
Pour augmenter la production d'électricité bas carbone, le Kirghizistan pourrait tirer parti d'exemples réussis ailleurs. La France et la Slovaquie démontrent que le nucléaire peut représenter jusqu'à environ 67% de la production totale d'électricité, et le Danemark montre que le vent peut atteindre 60%. Parallèlement, la Macédoine du Nord a réussi à produire près de 50% de son électricité à partir de l'énergie solaire. Le Kirghizistan pourrait ainsi bénéficier d'une augmentation de ses capacités en énergie solaire tout en développant un programme actif pour installer des centrales nucléaires. Ce mélange d'innovations solaires et nucléaires pourrait réduire sa dépendance aux imports et aux énergies fossiles, en s'inspirant des accomplissements de ces leaders du secteur de l'énergie bas carbone.
Histoire
Dans l'histoire du Kirghizistan, la production d'électricité bas carbone a fluctué de manière significative, principalement en raison de variations dans l'énergie hydraulique. Dans les années 1990 et 2000, la production d'énergie hydraulique a connu plusieurs hauts et bas; par exemple, 1994 a vu une augmentation de 2,6 TWh, tandis que 1997 a connu une baisse de 1,3 TWh. Quelques années plus tard, en 2011, une augmentation significative de 3 TWh a été observée, suivie d'une baisse en 2015 de 2,2 TWh. Plus récemment, la période de 2021 à 2023 montre des réductions presque continues, bien que 2024 ait vu un léger rebond de 1,6 TWh. Ces fluctuations démontrent une vulnérabilité qui pourrait être corrigée par une diversification des sources d'énergie bas carbone, afin de garantir une production plus stable et durable à long terme.



