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Électricité en Irak en 2023

Électricité faible en carbone
39 kWh/person -174
Électricité Totale
3 404 kWh/person +286
Électricité faible en carbone
1,1 % -18
Intensité carbone
549 gCO2eq/kWh +83

En 2023, la consommation d’électricité en Irak dépendait presque entièrement de l’énergie fossile : celle-ci représentait près de 97 % du total, dont environ 57 % pour le gaz. À l’inverse, l’électricité bas carbone ne constituait qu’un peu plus de 1 % de la consommation, tandis que les imports nets en couvraient environ 2 %. Ce déséquilibre souligne l’importance de développer une production électrique propre pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et leurs effets sur le climat et la pollution de l’air.

L'électricité augmente-t-elle en Irak ?

La consommation d’électricité par habitant progresse en Irak : elle a atteint environ 3 400 kWh en 2023, contre un précédent record de quelque 3 100 kWh en 2022. Cette hausse de 286 kWh par personne, soit environ 9 %, est encourageante pour répondre aux besoins croissants d’électrification et aux nouveaux usages, notamment l’intelligence artificielle. Cependant, la production électrique bas carbone n’a atteint que 39 kWh par habitant, contre un record de 213 kWh en 2006. Elle se situe donc 174 kWh par personne sous ce sommet, soit une baisse d’environ 82 % : un recul préoccupant, qui montre que la croissance de l’électricité doit désormais s’accompagner d’une forte expansion de la production propre.

Suggestions

Pour augmenter sa production d’électricité bas carbone, l’Irak devrait privilégier le solaire et envisager un programme nucléaire, tout en développant l’éolien dans les zones adaptées. Des exemples régionaux sont particulièrement instructifs : le solaire fournit presque un tiers de l’électricité au Liban et environ 15 % en Jordanie, tandis que le nucléaire représente un cinquième de la production électrique des Émirats arabes unis. Le Pakistan illustre aussi la complémentarité de ces technologies, avec environ 24 % de solaire et 13 % de nucléaire. À plus grande échelle, la France produit près des deux tiers de son électricité grâce au nucléaire, et l’État américain du Nevada environ un tiers grâce au solaire. Pour l’éolien, l’Irak pourrait également tirer des enseignements de la Turquie, où cette source fournit environ 12 % de l’électricité. Des investissements dans les réseaux, la formation et une planification durable permettraient d’adapter ces expériences aux besoins irakiens.

Production d'électricité totale
Énergie Renouvelable et Nucléaire

Histoire

L’histoire de l’électricité bas carbone en Irak est surtout marquée par les fluctuations de l’énergie hydraulique. Au début des années 1990, une hausse de 2 TWh en 1990 a été presque annulée par une baisse de 1,7 TWh l’année suivante. Dans les années 2000, le bond de 5,5 TWh en 2005 a été suivi de reculs en 2007 et 2008, totalisant 2,7 TWh. Les années 2010 ont alterné gains et baisses : les progressions de 2010, 2012–2013 et 2016 ont côtoyé plusieurs contractions, avant une hausse notable de 3,1 TWh en 2019. De 2020 à 2023, la production hydraulique a ensuite diminué chaque année, avec une perte cumulée de 3,6 TWh. Le solaire a apporté un gain de 0,3 TWh en 2020, signe encourageant mais encore modeste. Cette trajectoire souligne la nécessité de diversifier et d’accroître durablement la production électrique bas carbone, notamment grâce au solaire et au nucléaire.

Importations et exportations d'électricité

Balance commerciale

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