De juillet 2025 à juin 2026, près de 60 % de l’électricité consommée en Caroline du Sud provenait de sources bas carbone, contre environ 40 % de sources fossiles. Le nucléaire dominait largement, avec un peu plus de la moitié du total, soit 52 %. Le solaire apportait environ 4 %, dont 3,5 % pour le solaire de service public, tandis que l’énergie hydraulique et les bio-carburants représentaient respectivement près de 2 % et 1,5 %. Du côté fossile, le gaz fournissait environ 23 % de l’électricité et le charbon 17 %. Cette solide base d’électricité propre constitue un atout pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles, responsables d’émissions contribuant au changement climatique et à la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Caroline du Sud ?
Les derniers chiffres ne montrent pas de croissance de la consommation d’électricité par habitant : en 2026, elle atteignait environ 18 500 kWh, contre un record de 18 900 kWh en 2025, soit une baisse de 386 kWh, ou environ 2 %. La production d’électricité bas carbone par habitant s’établissait à près de 11 100 kWh, soit 535 kWh de moins que le record de 2023, qui approchait 11 600 kWh : un recul d’environ 5 %. Ces comparaisons signalent un essoufflement préoccupant par rapport aux records, sans toutefois permettre de conclure à une baisse des volumes totaux sans données démographiques. Il faut retrouver une dynamique de croissance de l’électricité propre pour accompagner l’électrification et les besoins croissants liés à l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour augmenter sa production bas carbone, la Caroline du Sud devrait s’appuyer sur son principal atout : développer les capacités de son parc nucléaire existant et envisager de nouvelles capacités nucléaires. La France et la Slovaquie, où le nucléaire fournit environ deux tiers de l’électricité, illustrent le rôle majeur que cette source propre peut jouer. Le solaire mérite également une expansion soutenue : les États américains du Nevada et de Californie en tirent respectivement environ 35 % et 31 % de leur électricité, offrant des exemples utiles de déploiement à grande échelle, même si leurs conditions locales diffèrent. L’État américain du Texas, avec 22 % d’électricité éolienne, peut aussi inspirer le développement de projets éoliens adaptés aux ressources locales. Associer davantage de nucléaire, de solaire et d’éolien permettrait d’accroître l’offre d’électricité propre tout en réduisant la part fossile.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Histoire
Sur la période récente, la production bas carbone a évolué de manière contrastée. En 2024, la production nucléaire a diminué de 1,9 TWh, tandis que l’énergie hydraulique et les bio-carburants progressaient respectivement de 0,4 et 0,1 TWh. En 2025, le nucléaire a rebondi de 2,9 TWh, accompagné d’une petite hausse hydraulique de 0,1 TWh ; les bio-carburants ont diminué de 0,3 TWh. En 2026, la production nucléaire a reculé de 2,9 TWh, effaçant le gain de l’année précédente, tandis que l’hydraulique perdait 0,3 TWh et que les bio-carburants restaient stables. Cette trajectoire souligne l’importance de renforcer durablement les capacités de production bas carbone, en particulier nucléaires et solaires, afin de retrouver une croissance solide de l’électricité propre.
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.
Importations et exportations d'électricité
Balance commerciale
* 12M = 12 derniers mois (juil. 2025 – juin 2026) — une période glissante de 12 mois, et non une année civile.






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