Électricité en Égypte en 2025
En 2025, la consommation d’électricité en Égypte repose encore très largement sur les sources fossiles, qui en représentent environ 86 % : le gaz fournit à lui seul plus des trois quarts du total, et le fioul près de 10 %. L’électricité bas carbone ne représente qu’environ 14 % du total, avec près de 7 % pour l’énergie hydraulique, 4 % pour l’éolien et 3 % pour le solaire. Accroître la production d’électricité propre permettrait de réduire cette forte dépendance aux combustibles fossiles, ainsi que les émissions responsables du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
L'électricité augmente-t-elle en Égypte ?
L’électricité progresse en Égypte : en 2025, la consommation atteint un nouveau record d’environ 2 080 kWh par personne, contre quelque 2 040 en 2024, soit une hausse de 41 kWh par personne, ou environ 2 %. La production d’électricité bas carbone atteint elle aussi un sommet, à 287 kWh par personne, contre 244 en 2024. Selon les écarts fournis, calculés avant arrondi, cette progression représente environ 42 kWh par personne, soit près de 17 %. Cette croissance de l’électricité propre, nettement plus rapide que celle de la consommation totale, est encourageante et mérite d’être amplifiée pour accompagner l’électrification et les nouveaux besoins numériques, notamment ceux de l’intelligence artificielle.
Suggestions
Pour accélérer cette dynamique, l’Égypte devrait développer conjointement le solaire, le nucléaire et l’éolien. Plusieurs régions offrent des exemples pertinents : dans des contextes ensoleillés, le solaire fournit environ 31 % de l’électricité au Liban, 24 % au Chili et 15 % en Jordanie, contre seulement 3 % en Égypte. Les Émirats arabes unis constituent également une référence régionale pour le nucléaire, qui y produit 20 % de l’électricité, tandis que la France montre qu’il peut en fournir environ les deux tiers. Pour l’éolien, le Maroc, où cette source représente 20 % de la production électrique, offre un exemple régional intéressant. L’Égypte peut s’inspirer de ces expériences pour multiplier les projets solaires et éoliens, développer le nucléaire et renforcer les réseaux afin d’accueillir davantage d’électricité bas carbone.
Histoire
L’histoire de l’électricité bas carbone en Égypte a longtemps été dominée par les fluctuations de l’énergie hydraulique. Après une baisse de 1,9 TWh en 1985, celle-ci progresse de 2 TWh en 1990 et de 2,4 TWh en 1999. Les années 2000 alternent ensuite hausses et reculs : les gains de 2001 et de 2007 contrastent avec les baisses de 2000, 2002, 2008 et 2009. À partir de 2019, la diversification devient plus visible : cette année-là, l’éolien gagne 2,6 TWh, le solaire 0,9 TWh et l’hydraulique 1,2 TWh. En 2020, le solaire ajoute encore 3 TWh et l’hydraulique 0,8 TWh, avant un recul hydraulique de 1 TWh en 2021, compensé en 2022. La dynamique se renforce récemment : en 2024, l’éolien et l’hydraulique progressent respectivement de 1,1 et 0,8 TWh ; en 2025, l’éolien ajoute 3,2 TWh et le solaire 1,5 TWh. Ces dernières avancées constituent une base encourageante pour accélérer durablement la croissance de l’électricité propre.











